Recherche en management : les business schools américaines toujours largement dominantes

Le classement de la recherche dans les business schools réalisé par la Jindal school de l’université du Texas à Dallas s’appuie sur l’observation des publications dans 24 revues sur les cinq dernières années. L’occasion de constater l’explosion du nombre d’articles publiés : 9174 dans cette dernière période contre 5879 entre 2000 et 2204.

Le classement est toujours très largement dominé par les business schools américaines qui sont 71 dans les 100 premières. Dans ce classement, dominé par Wharton devant Harvard, NYU Stern et Michigan Ross, la première business school non américaine est l’Insead (14ème). En Asie, la Hong Kong University of Science and Technology est la plus performante et occupe la 29ème place.  Deuxième business school française classée, HEC est à la 64ème place et en gagne six par rapport au précédent classement.

Au-delà du classement, Jindal publie également un indice qui marque la domination absolue de Wharton dont le score (190,55) est très largement supérieur à celui de Harvard (132).… Lire la suite

Un diplôme sinon rien ?

Trois ans après avoir obtenu leur diplôme, 22% des jeunes étaient toujours au chômage mi-2013, soit le « plus haut niveau jamais observé », révèle le Céreq dans sa dernière enquête sur l’insertion professionnelle ((Bref n°319 : « Face à la crise, le fossé se creuse entre niveaux de diplômes ») portant sur les jeunes sortis du système éducatif en 2010. Si l’obtention d’un diplôme n’est pas une garantie absolue de trouver un emploi, ceux qui n’en ont aucun ont 50% de chances d’être au chômage. A l’autre extrémité, les ingénieurs sont quasi garantis d’accéder à un emploi.

Non diplôme = risque très important

Fait nouveau : le taux de chômage des femmes est inférieur à celui des hommes. Logique car elles sont plus diplômée et que ce sont les non diplômés qui souffrent le plus, depuis le début des années 1970, de la montée du chômage. « Lorsque la conjoncture se dégrade, les embauches sur les emplois peu qualifiés se réduisent et ces jeunes subissent davantage la concurrence des diplômés sur ces postes », expliquent les chercheurs du Céreq.… Lire la suite

Audencia lance toute une série de MOOCs

« Quand nous avons commencé à réfléchir à un sujet pour notre premier MOOC il nous a semblé tout naturel de partir de l’un des points forts d’Audencia : la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). » Frank Vidal, le directeur général d’Audencia, a lancé le 14 avril un premier MOOC certifiant en anglais – « pour le faire partager à un maximum de personnes » – intitulé Corporate social responsibility (CSR) and value creation. « Nous travaillons maintenant à d’autres sujets différenciant d’Audencia, comme le management des arts ou le design thinking, mais nous ne voulons pas réaliser de MOOCs généralistes sur des points fondamentaux de l’enseignement du management. »

Si pour l’instant Audencia diffuse elle-même son MOOC, elle n’exclut pas de rejoindre plus tard la plateforme FUN ou des plateformes thématiques qui pourraient être créées à l’avenir.

Certifier des cadres en activité

Pendant cinq semaines à raison de deux ou trois heures de cours par semaine, les « apprenants » pourront suivre les conseils de huit experts avec le système Unow et une validation par caméra (solution Procter U) qui donnera lieu à une certification – mais pas à la délivrance d’ECTS – pour 80€.… Lire la suite

Geneviève Fioraso : acte II

« Merci Geneviève et à bientôt. » Il n’était qu’à regarder le visage soudainement soulagé de Geneviève Fioraso quand Benoît Hamon achevait la passation de pouvoir au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour voir qu’elle se sentait à cet instant confortée : elle ne serait plus ministre mais garderait un secrétariat d’État. Ce qui fut fait mais non sans crissements de dents…

Les « anti-LRU » au créneau

À peine le « à bientôt » de Benoît Hamon est-il prononcé qu’on assiste la montée au créneau de tout le lobby anti LRU, porté notamment par l’association Sauvons l’université, désespéré qu’on puisse poursuivre une politique décidément trop proche de la précédente. Avec une incroyable dureté envers celle qui avait su maintenir les acquis de la LRU, la « chasse » à la ministre était ouverte avec la mise en ligne d’une pétition.

Et soudain on pensait à ses mots la semaine dernière, rappelant ceux qui l’avaient prévenue avant de prendre le ministère en 2012, qu’il était « éruptif » : « On m’avait dit qu’il était difficile, Éruptif, de faire très attention, mais il faut surtout partager l’enthousiasme d’une communauté qui est au cœur du redressement du pays ».… Lire la suite

« Nous sommes une école du numérique internationale » : Michel Ciazynski, directeur général de l’Isep

L’Isep c’est aujourd’hui l’école qui monte au point d’avoir dépassé des poids lourds, comme Supélec, dans le dernier classement de L’Usine nouvelle et de projeter de faire passer ses promotions ingénieur de 200 étudiants à 280 en 2018. A quelques mois de l’ouverture de ses  nouveaux bâtiments à Issy-les-Moulineaux, Michel Ciazynski, son directeur général, nous parle d’une école qui mise sur le numérique et l’international.

 Olivier Rollot : Vous avez spectaculairement progressé dans le dernier classement des écoles d’ingénieurs de l’Usine Nouvelle en vous classant 14ème alors que vous étiez 82ème en 2013. Comment expliquez-vous cette progression?

Michel Ciazynski: L’école n’a pas changé tant que ça d’une année sur l’autre mais les critères nous sont plus favorables, notamment parce que le budget rapporté au nombre d’étudiants n’est plus pris en compte. Même si nous faisons de la recherche, nos budgets sont sans commune mesure avec beaucoup d’autres écoles et nous étions clairement défavorisés.… Lire la suite

Grandes écoles : quelle est la bonne stratégie pour se développer à l’international ?

La Conférence des Grandes écoles vient de publier la semaine dernière un très intéressant document intitulé Les grandes écoles sur la scène internationale qui répertorie notamment l’ensemble des implantations des grandes écoles à l’étranger. «Formations délocalisées, créations conjointes d’un nouvel établissement ? La frontière est parfois floue, car les formules sont variées et les partenariats adaptés aux attentes et aux contraintes locales», explique la CGE. Des distinctions qui marquent des stratégies – et des investissements ! – bien différents.

Comment former aux mieux ses étudiants ?

Alors que l’École centrale Paris s’est implantée à Pékin et que l’Insead est tellement bien à Singapour que c’est maintenant là-bas qu’est implanté son dean, la plupart des autres grandes écoles restent plus prudentes – l’implantation de Centrale Pékin a couté très cher – ou considèrent que l’implantation d’un campus n’est pas forcément le meilleur moyen de former leurs étudiants. «Je préfère envoyer mes étudiants se frotter à d’autres étudiants dans de grandes universités, comme la National University of Singapore (NUS) par exemple, que d’ouvrir des campus où ils seront entre eux», professe ainsi Bernard Ramanantsoa à HEC.… Lire la suite

Licences, masters, simplifier mais jusqu’où ?

C’était l’une des priorités de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : réduire le nombre de diplômes et notamment de masters dont certains intitulés pouvaient tenir sur quatre lignes… Le Cneser a adopté récemment une nouvelle nomenclature des licences professionnelles qui fait passer le nombre des intitulés de 1 844 à 173 pour la rentrée 2015. Nous sommes déjà passés de 1800 diplômes et 320 intitulés de diplômes à 45 mentions de licences, depuis janvier 2014, et on passera de 5 900 spécialités de masters à 246 intitulés à la rentrée 2015 (dès 2014 pour les universités qui le souhaitent).

Des entrées par métier pour les licences pros

« Acoustique et vibrations », « Activités juridiques: assistant juridique », « Aménagement paysager: conception, gestion, entretien »…  les nouveaux intitulés de licences professionnelles vont s’appuyer d’abord sur des entrées par métier, et se déclinent ensuite, pour certains, par secteurs d’activité, tout dépend du domaine explique Educpros.… Lire la suite

Enseignement supérieur : que peut faire Benoît Hamon ?

« L’ancien leader étudiant contre la loi Devaquet en 1986 devient le patron des profs », résume Le Monde. Un beau paradoxe que Marie-Sandrine Sgherri décrit ainsi dans Le Point : « Son seul fait d’armes [pour l’enseignement supérieur] est d’avoir commencé en politique comme étudiant et en manifestant contre la loi Devaquet de 1986, qui entendait instaurer l’autonomie des universités. Question de génération : ces vastes cortèges ont fait perdre 20 ans à l’université ». Mais beaucoup d’eau a coulé depuis sous les ponts et l’autonomie des universités devenue – plus ou moins – une réalité.

La passation de pouvoir du 2 avril

Un choix très politique

Si on avait évoqué d’autres noms ces dernières semaines, la nomination de Benoît Hamon à l’Education nationale est tout sauf une surprise et on en parlait déjà fin 2013 quand on apprenait que Vincent Peillon allait se présenter aux élections européennes. « Force est de constater que les considérations qui ont doté Benoît Hamon de son portefeuille de ministre relèvent plus de la stratégie d’appareil (offrir une place de choix à la gauche du PS pour contrebalancer l’image droitière du nouveau premier ministre) que d’une réelle vocation », explique Arnaud Gonzague dans Le Nouvel Obs.… Lire la suite

Vraie fausse sortie au MESR ?

Mercredi 2 avril 17 h 15 dans la cour du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche rue Descartes. Le temps est beau l’assistance nombreuse pour attendre la passation de pouvoir entre Geneviève Fioraso et Benoît Hamon. Derrière nous la tour du lycée Henri-IV et le Panthéon en travaux. Michel Chevalet lit Le Monde. Tous s’interrogent sur ce que fera Benoît Hamon. « L’enseignement supérieur il s’en fout », entend-on. Toute la rédaction de l’Aef arrive. Jean Loup Salzmann parle à Christian Lerminiaux – les deux conférences sont là mais pas la CGE – Jean Loup Salzmann parle à Jean-Michel Jolion (DGESIP), Alain Fuchs (le président du CNRS) discute avec Christian Lerminiaux.

17 h 30. La voiture de Geneviève Fioraso est rangée devant la sortie. On voit les visages de ceux qui cranent encore, mais savent qu’ils ne seront bientôt plus là, de ceux qui sont là depuis plus de trente ans et seront encore là d’en vingt et enfin ceux des nouveaux, qui ne connaissent encore personne mais sont venus prendre possession des lieux avec leur patron et regardent autour d’eux d’un air de dire « Ici c’est chez nous ».… Lire la suite

Nouveau logo, nouvelle stratégie, nouveaux locaux pour Grenoble EM

La semaine dernière nous donnions la parole à son directeur général, Loïck Roche, qui nous présentait sa stratégie 2014-2018 (lire sur le blog d’HEADway). Depuis Grenoble EM a présenté un nouveau logo qui marque une vraie rupture avec la disparition de son célèbre dauphin. «Nous avions de plus en plus de mal à en expliquer la signification à l’étranger et nous avons donc choisi un nouveau logo plus facile à expliquer dans lequel le « G » de Grenoble a beaucoup d’impact», explique Benoît Aubert, le directeur marketing et développement de GEM.

Une nouvelle stratégie, un nouveau logo, Grenoble EM vient également d’inaugurer de nouveaux locaux à Paris. «Posséder un campus à Paris nous rend plus visible à l’international», confie Judith Bouvard, sa responsable, fière de pouvoir présenter les 2000 m2 qu’elle partage avec l’EM Normandie dans le 16ème arrondissement de Paris (rue du Ranelagh). Y seront proposés de nombreux programmes en formation initiale et continue comme l’International Executive MBA, le MSc in Management Consulting et, à la rentrée 2014, les programmes BIB, MIB, MSc Fashion, Design and Luxury Management et MSc Business Development.… Lire la suite