Cap sur l’international et l’industrie du sport: l’ESC Pau présente sa stratégie

 La tendance est plus que jamais à la différenciation dans les écoles de management : après l’Edhec et la finance, l’ESC Dijon et le vin, Grenoble EM et la géopolitique, l’ESC Pau entend devenir le leader en France et à l’international dans l’industrie du sport. Elle s’appuiera pour cela sur sa « pépite » qu’est le CNPC, l’école supérieure de commerce du sport (implantée à Pau, Grenoble et Paris) que Stephen Platt, directeur du groupe ESC Pau, supervise depuis un mois qu’il a également été nommé directeur de l’ensemble des formations de la chambre de commerce et d’industrie de la Chambre de commerce et d’industrie Pau-Béarn : « Le sport est aussi naturel pour la région que le vin en Bourgogne et nous allons nous positionner sur son industrie mais pas pour autant sur tout le sport, nous n’avons pas vocation à nous occuper d’événementiel par exemple ».Lire la suite

« Le problème ce n’est pas d’attirer des étudiants étrangers mais d’attirer les meilleurs ! »: Yves Poilane

Pour les grandes écoles la nouvelle frontière c’est bien l’international ! Président de la commission internationale de la Conférence des Grandes écoles (CGE) et directeur de Télécom ParisTech, Yves Poilane revient sur ses enjeux.

Yves Poilane, directeur de Télécom ParisTech, préside la commission internationale de la Conférence des grandes écoles

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Aujourd’hui toutes les grandes écoles travaillent avec des universités étrangères mais le nec plus ultra n’est-ce pas d’installer son propre campus à l’étranger ?

Yves Poilane : Il faudrait d’abord définir ce qu’est un campus à l’étranger. Certains parlent de campus quand il s’agit plutôt de bureaux ou représentations ! Ensuite beaucoup dépend du statut de l’établissement et de son taux de subvention par l’État. Certains établissements publics, dont la subvention représente classiquement 70-80% du budget, s’implantent à l’étranger, en appui d’une politique internationale de la France, plus que dans une dynamique propre ! Le danger est que ministère des Affaires étrangères les considère alors comme des outils de sa politique sans leur donner le budget nécessaire au développement de leurs activités à l’étranger.… Lire la suite

« L’Université de Bordeaux a encore beaucoup à faire pour s’imposer au niveau mondial »

Hier Bordeaux comptait quatre universités. Il y a un peu plus d’un an trois d’entre elles ont fusionné dans une grande Université de Bordeaux capable de de se placer dans la catégorie des « World Class Universities », ces universités de classe mondiale que nous devons développer pour rester dans la course à l’excellence. Son président, Manuel Tunon de Lara, nous décrit le rôle spécifique que jouent des grandes universités de plus de 50 000 étudiants comme la sienne.

Manuel Tunon de Lara, président de l'Université de Bordeaux
Manuel Tunon de Lara, président de l’Université de Bordeaux (©univ Bordeaux O.GOT)

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Qu’est-ce que la création d’une grande université a provoqué comme changement pour vous ?

Manuel Tunon de Lara : La création de l’université de Bordeaux nous a d’abord permis d’être beaucoup plus lisibles dans la région comme à l’international. Bordeaux est un site universitaire de taille moyenne qui atteint avec la fusion le stade minimal pour faire partie des « World Class Universities ».… Lire la suite

L’Isat lance une spécialisation «infrastructures et réseaux de transport»: gros plan sur la deuxième école d’ingénieurs automobiles française

Olivier Rollot : L’Isat (Institut supérieur de l’automobile et des transports) de Nevers que vous dirigez est la seule école publique d’ingénieurs spécialisée dans les métiers de l’automobile et des transports. De quand date votre création ?

Luis Le Moyne : En même temps que le circuit de Magny-Cours et la technopole ; nous sommes nés en 1991 de la volonté de Pierre Bérégovoy et François Mitterrand de faire naître un pôle automobile sur le territoire. Aujourd’hui les étudiants nous rejoignent de toute la France pour y obtenir un diplôme d’ingénieur en automobile mais aussi transport ferroviaire et aéronautique. Nos promotions sont aujourd’hui de 130 à 150 étudiants par an, soit en tout 650 étudiants, et nous allons en recevoir 1000 en 2020.

O. R : On recherche tant d’ingénieurs dans les transports ?

L. L-M : L’automobile est un secteur très concentré mais avec énormément de sous-traitants et une mondialisation qui fait qu’il n’y a pas de crise dans la recherche et le développement à l’international.… Lire la suite

Comment relancer l’apprentissage ?

Même si c’est un trimestre relativement peu important en termes de contrats d’apprentissage, la baisse de 13% des signatures au premier trimestre 2015 a encore accru la pression d’un gouvernement accusé d’avoir porté atteinte à son développement par des mesures brouillonnes. Pour relancer l’apprentissage, Manuel Valls a donc organisé mardi une rencontre entre les partenaires sociaux et les régions. Aucune mesure forte en vue mais la volonté de promouvoir un dispositif qui continue à progresser dans l’enseignement supérieur mais chute dans le secondaire. C’est dans ce cadre que l’Institut Montaigne sort un nouveau rapport.

D’où vient le malaise ?

Si les difficultés économiques des entreprises – et notamment des plus petites – sont la première cause du recul des signatures de contrat la forte réduction des aides à l’embauche d’apprentis (-500 millions d’euros) a été l’autre vecteur qui a précipité la chute des contrats. Comme l’analysent Les Échos, « alors que Nicolas Sarkozy avait fait de l’apprentissage la clef de voûte de sa politique de lutte contre le chômage des jeunes, son successeur a commencé par le négliger, tout à la réalisation de ses engagements électoraux : les contrats de génération liant l’embauche de jeunes et le maintien de seniors dans l’emploi, et les emplois d’avenir, des emplois aidés ciblés sur les jeunes en difficultés ».… Lire la suite

Comment Paris School of Business entend attirer de plus en plus d’étudiants étrangers : entretien avec Armand Derhy

Il y a quelques semaines l’ESG management school est devenue la Paris School of Business. Un changement de nom qui marque la volonté de l’école de marquer ses nouvelles ambitions internationales explique Armand Derhy, son directeur, dont l’école s’est récemment implantée dans un nouveau campus de 10 000 m2 dans le 13ème arrondissement de Paris.

Armand Derhy

Olivier Rollot (@O_Rollot) : La Paris School of Business c’est l’ESG Management school en plus internationale?

Armand Derhy : A l’horizon 2020 notre objectif est d’atteindre 4 000 étudiants dont 25% internationaux contre 3 000 à ce jour pour 500 internationaux. Si une marque plus internationale contribue à accroitre la notoriété de l’école, elle doit s’accompagner d’autres atouts et notamment : 300 modules d’enseignements entièrement en anglais et un campus tout neuf en plein Paris. Un autre objectif : les accréditations nationales et internationales : après avoir obtenu l’ensemble des reconnaissances sur le plan national et le renouvellement récent du grade de Master pour une durée de 4 ans, le programme Grande école vient de décrocher l’accréditation internationale AMBA pour une durée de 3 ans et est en course pour d’autres accréditations.… Lire la suite

« L’université de Caen a un rôle tout particulier à jouer car la Basse Normandie souffre d’un déficit dans l’enseignement supérieur » : Pierre Sineux, président de l’université de Caen

Située dans la meilleure ville étudiante de France (selon l’Etudiant), l’université de Caen fait partie des universités de belle taille avec ses 26 000 étudiants répartis dans toutes les disciplines que se doit de proposer une université pluridisciplinaire. A l’heure où elle se rapproche des autres universités normandes dans le cadre de la Comue (communauté d’universités et d’établissements) Normandie Université son président, Pierre Sineux, nous trace le portrait d’une université qui gagne à être connue.

Pierre Pierre (UCaen)
Pierre Pierre, président de l’université de Caen

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Comment définiriez-vous en quelques phrases l’université de Caen ?

Pierre Sineux : D’abord comme l’une des plus anciennes de France puisque sa fondation remonte à 1432. Et à l’époque c’est une université anglaise, la troisième après Oxford et Cambridge. Ensuite comme une université pluri-disciplinaire avec un fort potentiel de recherche, bien ancrée dans son territoire qui accueille les jeunes de la région dans toutes les disciplines.… Lire la suite

Quels métiers en 2022 ?

France Stratégie et la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) ont remis leur rapport Prospective des métiers et qualifications portant  sur la prospective des métiers et qualifications à l’horizon 2022. Entre 735 000 et 830 000 postes par an seraient à pourvoir entre 2012 et 2022 dont 80% correspondent à des départs en fin de carrière.

De plus en plus de départ à la retraite

Au total, sur la période 2012-2022, le nombre de départs en fin de carrière devrait avoisiner les 620 000 par an en moyenne, contre 400 000 sur la période 1993-2001. Avec de grandes disparités car, selon les auteurs de l’étude, « les familles professionnelles d’indépendants et de cadres termineraient leur carrière à des âges plus  élevés, avec la liquidation de la retraite comme principal motif de départ, tandis que les  familles professionnelles d’ouvriers, d’employés peu qualifiés, les professions de soins aux personnes et les employés administratifs pourraient être particulièrement concernés par des départs précoces pour raisons de santé ou d’inaptitude ».… Lire la suite

Gros plan sur le métier de directeur des relations internationales avec Carol Chaplais de l’Essca

Interrogés par l’EM Strasbourg en 2014 sur ce qu’ils attendaient le plus de leur future école de management, 62% des élèves de prépa avaient répondu une « expérience internationale », loin devant un « emploi assuré » ou un réseau. Qu’elles recrutent après une prépa ou après le bac, les écoles axent de plus en plus leur stratégie sur une dimension internationale qui leur permet également d’attirer de plus en plus d’étudiants étrangers.

Liora Zerbib : Quel est votre rôle dans l’école face à l’importance grandissante de la dimension internationale ? Comment prenez-vous en compte cette nouvelle dimension ?

Carol Chaplais : Notre premier objectif est le développement et la gestion du réseau d’universités partenaires pour la mobilité. Le plus gros de la mobilité est la mobilité étudiante mais il y a également celle des professeurs. Maintenant avec le programme Erasmus, il y a de la mobilité du personnel des enseignants aussi.… Lire la suite

Idex-Isite : les huit projets présélectionnés

Les 20 projets déposés en janvier dernier, 13 I-SITE et 7 IDEX, ont été évalués par le jury des Idex-Isite lors d’auditions des candidats qui ont eu lieu du 20 au 24 avril 2015. Ont été présélectionnés les projets : IDEX UDL de Lille Nord de France (présélectionné comme IDEX), l’UCA JEDI de l’Université Côte d’Azur (présélectionné comme IDEX), l’UGA IDEX de l’Université Grenoble Alpes (présélectionné comme IDEX), le LIVE + IDEX de l’université Montpellier Languedoc-Roussillon (présélectionné en tant qu’I-SITE), le LUE IDEX de l’Université de Lorraine (I-SITE), le CAP 2025 I-SITE de l’université Clermont Auvergne (I-SITE), le FUTURE I-SITE Université Paris Est (I-SITE) et l’ISITE-BFC I-SITE de l’Université de Bourgogne Franche Comté (I-SITE).

Le jury incite maintenant les porteurs de projet à travailler« le meilleur profilage de leur candidature en vue de la phase de sélection ». Les 12 candidats non présélectionnés ont la possibilité de concourir à la deuxième vague, qui sera lancée en 2016, en « tirant profit des recommandations qui leur auront été communiquées ».… Lire la suite