Comment développer sa marque employeur

Les délais entre l’expression du besoin de nouveaux collaborateurs et le temps pour le combler sont importants. À qui la faute ? Aux responsables des ressources humaines évidemment !  Mais tout un processus à mettre en place est nécessaire pour trouver la bonne personne. Donc que faut-il faire pour passer d’un processus de recrutement classique à du sourcing ? Agence conseil en marketing et communication, le Groupe Quatre Vents a abordé les sujets du  développement de la marque employeur et des moyens de recrutement lors d’un débat.

Faire vivre la marque Disneyland Paris

Daniel Dreux, vice-président RH de Disneyland Paris, s’est exprimé sur le sujet en présentant sa nouvelle marque employeur (« Faire rêver, c’est un métier ») qui a pour but de faire de Disneyland Paris un employeur de référence tant pour ses cibles externes, qu’internes. Préalablement à la campagne, une enquête a été menée sur la notoriété de la marque employeur et sur  les critères des candidats pour Eurodisney.… Lire la suite

L’année des logos

En quelques mois on a vu fleurir les nouveaux logos (École polytechnique, Grenoble EM, université de Bordeaux, IAE France etc.) au fronton des établissements d’enseignement supérieur à un rythme inégalé. Des créations qui en annoncent beaucoup d’autres en cette année de fusions et de créations de Comue.

Un message à faire passer

Un logo ce n’est pas qu’une image, c’est aussi l’occasion de délivrer des messages et, pour les IAE, de changer même de nom en devenant des « écoles universitaires de management ». « L’enquête que nous avons menée l’année dernière nous avait prouvé que la mention IAE était importante pour nos entreprises partenaires comme nos anciens », commente Jérôme Rive, le président d’IAE France. Il a donc été décidé de garder le même nom générique tout en le stylisant et en adoptant une nouvelle définition dans le logo. « En choisissant le violet nous avons voulu montrer notre différence mais aussi nous singulariser dans les salons où tous les logos concurrents sont partagés entre le rouge et le bleu », confie Édouard Gassin dont l’agence Campus Communication a réalisé la nouvelle identité visuelle en compagnie du designer Gérard Caron.… Lire la suite

Ecoles de management : portraits de directeurs dans la tempête

On savait que le nouveau directeur général d’ESCP Europe devait avoir un profil à la fois international et académique, qu’il devait avoir effectué des séjours prolongés dans différents pays et avoir une « expérience de responsabilité dans une institution académique » et être « proche des entreprises ». Ancien président de la CEFDG et directeur du CIFFOP (Centre Interdisciplinaire de formation à la fonction personnel), âgé de 51 ans, Frank Bournois, est l’heureux élu. Il connaît en effet bien les entreprises pour en avoir formé beaucoup de dirigeants  et a enseigné dans plusieurs universités étrangères. Après Jean-Pierre Helfer, parti diriger Audencia, c’est ainsi le deuxième ainsi président de la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion qui prend la direction d’un école de management. Il va maintenant lui falloir entrer dans le « dur » de la gestion à un moment difficile pour des écoles de management dont les financements se tarissent.… Lire la suite

« Les universités ont tout intérêt à mutualiser leurs moyens »: Stéphane Athanase, directeur de l’Agence de mutualisation des universités

Il faut mutualiser ! Ce message, l’Agence de mutualisation des universités (Amue) le porte depuis 1992 et son directeur, Stéphane Athanase, est là pour le répéter : à l’heure où les universités sont autonomes elles ont plus que jamais besoin d’outils informatiques performants que son agence est à même de leur proposer. Entretien.

Stéphane Athanase (Amue)

Olivier Rollot (@O_Rollot): L’Agence de mutualisation des universités a un peu plus de 20 ans mais est une inconnue du grand public. Pouvez-vous nous dire en quelques phrases quelles sont vos grandes missions ?

Stéphane Athanase : Notre mission est de concevoir les différents systèmes d’information – finances, ressources humaines ou encore scolarité/vie étudiante, recherche – des universités en mutualisant les coûts. Mais nous ne sommes pas pour autant une société de services informatiques : nous confions jusqu’à présent la réalisation à des éditeurs et intégrateurs privés. Nous travaillons également à la conduite du changement et avons mis en place de nombreuses formations : on ne peut pas proposer des systèmes d’information sans les solutions d’accompagnement qui vont avec et sans former les personnels.… Lire la suite

Alternance dans le supérieur : faut-il encore y croire ?

Alors que le Medef annonce une baisse de 14% des contrats d’apprentissage signés au premier trimestre 2014 qui touche essentiellement les niveaux IV et V (lire ci-dessous), beaucoup de questions restent posées sur l’évolution des politiques de l’État et des régions vis-à-vis de l’apprentissage et, plus largement, de l’alternance dans le supérieur. Pour autant, nombreux sont ceux qui restent optimistes quant à son développement. L’EM Normandie souhaite ainsi doubler le nombre de ses étudiants en alternance alors que le Cesi lance une École supérieure des métiers entièrement en alternance (Cesi alternance) et a fait réaliser un sondage sur le sujet avec Ipsos.

Quelle politique ?

Resté stable depuis 2008 (aux alentours de 290 000 contrats signés chaque année) avant une chute à 273 000 en 2013, l’apprentissage s’est essentiellement développé dans l’enseignement supérieur ces dernières années : entre 2007 et 2011 les apprentis inscrits en BTS progressent de 11 % et ceux qui préparent un autre diplôme de l’enseignement supérieur de 36 %.… Lire la suite

«Notre ambition : relever les défis des managers de l’enseignement supérieur»: Sébastien Vivier-Lirimont, directeur associé d’HEADway

« Les formateurs ont besoin de formations » lance Sébastien Vivier-Lirimont, directeur associé d’HEADway, lorsqu’il est interrogé sur les besoins auxquels répondent les Journées ateliers – Les Essentielles que lance HEADway pour répondre aux besoins des cadres de l’enseignement supérieur. « Les participants vont pouvoir trouver des réponses, mais l’essentiel n’est-il pas de se poser de nouvelles questions, d’ouvrir de nouvelles perspectives ? », questionne encore Sébastien Vivier-Lirimont.

Ces formations sont prodiguées par les meilleurs experts formateurs. « Les experts avec lesquels nous travaillons sur ces formations sont tous des professionnels de l’enseignement supérieur, de la formation et de la recherche », détaille-t-il. Elles dressent l’état de l’art des connaissances actuelles en ce qui concerne de nombreuses problématiques : marketing et développement, enjeux juridiques, recrutements internationaux, l’alternance et l’apprentissage, etc.

Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, les institutions du supérieur peuvent éprouver des difficultés à se démarquer. Une pression accrue pèse sur les établissements et les responsables doivent assumer des exigences de performance.… Lire la suite

Il faut partager le droit d’accès dans l’enseignement supérieur des bacheliers: entretien avec Sophie Béjean et Bertrand Monthubert (comité sur la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur)

Après avoir rencontré tous les acteurs de l’enseignement supérieur français, le comité sur la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES) vient de rendre un rapport d’étape au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Sa présidente, Sophie Béjean (@sophiebejean), également présidente du Cnous et de Campus France, et son rapporteur, Bertrand Monthubert (@b_monthubert), président de l’université Toulouse 3 Paul-Sabatier, reviennent sur quelques-unes de leurs préconisations pour améliorer le fonctionnement de notre enseignement supérieur et, en particulier, de l’orientation des jeunes.

Olivier Rollot (@O_Rollot): Les 25 membres de votre comité semblent s’être particulièrement investis

Bertrand Monthubert: Oui, ils ont effectué un travail remarquable dans un exercice nouveau puisque nos propositions ne seront pas suivies par une loi, mais par la présentation au parlement de priorités stratégiques, déclinées en objectifs. Il s’agissait aussi d’établir de nouvelles relations entre l’État et ses opérateurs à décliner ensuite dans un plan d’actions.… Lire la suite

« Les entreprises ont besoin de business developers »: Anne Stefanini, directrice de Novancia

Née de la fusion des écoles parisiennes Advancia et Négocia, Novancia est une grande école de commerce atypique qui reçoit aussi bien ses étudiants après le bac, pour les conduire d’abord à un bachelor, qu’en master. Sa directrice, Anne Stefanini, explique comment elle entend aujourd’hui former des « business developers ».

Anne Stefanini (photo Steve Murez)Olivier Rollot : Cette année vous allez sortir la première promotion de votre école sous la dénomination Novancia. On peut le dire : la fusion entre Négocia et Advancia est bien achevée.

Anne Stefanini: L’année universitaire 2013-2014 est effectivement la première où tous nos étudiants sont intégrés dans les seuls programmes de Novancia. La fin d’un cycle avec aujourd’hui la plus grande partie de nos collaborateurs qui se sont installée à Montparnasse, seules nos actions de formation continue  restant dans nos anciens bâtiments de la Porte de Champerret.

O. R : C’est marqué partout, sur votre site, quand on arrive dans le hall de votre école, vous voulez être l’école du « business development ».Lire la suite

« Pourquoi je vais quitter la direction de Sciences Po Lille »: Pierre Mathiot

Directeur de l’institut d’études politiques (IEP) de Lille depuis 2007, Pierre Mathiot a annoncé qu’il renonçait à poursuivre son mandat au-delà de la fin de l’année universitaire 2014-2015, soit 18 mois avant son terme. Il revient sur les raisons d’un départ prématuré qui doit beaucoup à la lassitude d’un homme confronté à un manque criant de moyens.

Pierre Mathiot (photo Emmanuel Cagnart)Pierre Mathiot (photo Emmanuel Cagnart)

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Pourquoi avez-vous décidé de quitter prématurément la direction de Sciences Po Lille. Lassitude, raisons personnelles ?

Pierre Mathiot : J’ai l’honneur de diriger une école reconnue et attractive mais je crois que l’on n’a pas idée de ce que cela implique au quotidien de diriger un établissement de taille intermédiaire comme Sciences Po Lille. La gestion quotidienne occupe 80% de mon temps. Aujourd’hui la petite lassitude que je ressens vient aussi du rythme de développement que nous avons impulsé depuis 2007. J’ai de plus en plus de mal à tenir le rythme auquel je veux diriger l’école.… Lire la suite

(Quasi) plein emploi pour les ingénieurs

Sans surprise l’enquête d’IESF 2013 sur l’emploi des ingénieurs démontre leur quasi plein emploi. Pour autant, et contrairement à la Cdefi, IESF par la voix de son nouveau président, François Lureau, ne considère pas qu’il y ait une « pénurie d’ingénieurs en France ».

Une progression régulière des effectif

Entre 2010 et 2013, le nombre d’ingénieurs est passé de 722 000 à 817 000, soit une croissance annuelle de 4,2 % avec une proportion d’actifs ayant un emploi reste stable aux alentours de 92 %. Prenant acte qu’il y a quatre fois plus de jeunes ingénieurs (25-29 ans) que de plus âgés (60-64 ans), François Lureau parle même d’« ingénierisation » de la France alors qu’en moyenne, un homme actif sur 28 (et même 1 sur 17 chez les 25-29 ans ) et une femme sur 107 sont ingénieurs aujourd’hui en France. Parmi les quelques 800 000 ingénieurs comptabilisés par IESF en 2013, 36 800 sont de nouveaux ingénieurs diplômés en formation initiale alors qu’ils n’étaient que 3 250 en 1950.… Lire la suite