« Le secteur du BTP fait face à une véritable pénurie d’ingénieurs spécialisés » : Jérôme Lebrun (ESITC Caen)

Ecole privée associative spécialisée dans les métiers du bâtiment et des travaux publics, l’ESITC Caen forme de plus en plus d’étudiants pour répondre aux besoins d’une profession qui recrute aujourd’hui de nombreux ingénieurs. Son tout nouveau directeur, Jérôme Lebrun, nous présente une école qu’il veut « ancrée dans le réel » pour rendre ses étudiants « rapidement opérationnels ».

  • Créée en 1993, l’Ecole supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction (ESITC) de Caen est reconnue par l’État et membre de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE). Elle délivre essentiellement un diplôme d’ingénieur accessible aussi bien après le bac qu’en admissions sur titre. Les frais de scolarité sont de 4200€ par an 1ère et 2ème année puis de 6000€ les trois années suivantes.

Olivier Rollot : Vous allez considérablement augmenter la taille de vos promotions en 2016 en passant de 100 à 160 étudiants. Les besoins du secteur sont vraiment si importants ?Lire la suite

François Germinet parle digital et pédagogie

Président de l’université Cergy-Pontoise (UCP), François Germinet préside le Comité numérique de la Conférence des présidents d’université et a, à ce titre, largement participé à l’organisation en 2015 de son colloque intitulé <a href= »http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2015/11/acte-2015-web.pdf »>Université 3.0 : nouveaux enjeux, nouvelles échelles à l’ère du numérique</a>. Le cabinet de conseils spécialisé dans l’enseignement supérieur <a href= »http://www.headway-advisory.com »>HEADway</a> et <a href= »http://www.learnassembly.com/ »>Learn Assembly</a>, l’« université des entrepreneurs et des professionnels du web », sont allés à sa rencontre. Il répond d’abord à nos questions sur le digital et la pédagogie, l’arrivée de nouvelles technologies, la classe inversée.

Puis sur les MOOCs, ces fameux cours en ligne gratuits et ouverts à tous, et comment ils peuvent plus particulièrement être utiles aux entreprises.

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« Nous redéfinissons la maquette de notre programme Grande Ecole » : Jean Charroin (Idrac)

Depuis cet été, Jean Charroin, ancien directeur adjoint d’Audencia Group, dirige le groupe d’enseignement privé IDRAC qui comprend aussi bien des écoles de commerce (implantées à Amiens, Bordeaux, Grenoble, Lille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Toulouse et surtout Lyon où elle possède le grade de master) que d’architecture, de tourisme ou de communication.

Olivier Rollot : Comment passe-t-on d’une grosse structure comme Audencia, classée parmi les meilleures sur son marché mais implantée dans une seule ville, à un groupe comme Idrac présent partout en France ?

Jean Charroin : Le groupe IDRAC repose effectivement sur un réseau national de 10 campus de tailles très différentes pour un total de 6000 étudiants. Le campus de Lyon est le plus imposant avec près de 3000 étudiants et sa croissance n’est pas terminée puisque nous allons construire une extension de 7500 m2 à l’horizon 2017 pour notre programme grande école et la formation continue.… Lire la suite

La bataille des Idex

Lauréates d’Idex, les universités Côte d’Azur et Grenoble Alpes sont les deux grands vainqueurs de la deuxième édition des Idex/Isite qui s’est achevée le 22 janvier. La satisfaction est aussi de mise du côté des universités Bourgogne Franche Comté et Lorraine, lauréates d’un Isite. Quatre autres projets retenus en avril 2015 (l’Idex de l’université de Lille, les Isite des universités Clermont-Auvergne, Montpellier et Paris Est) n’ont eux finalement pas été retenus par le jury international présidé par Jean-Marc Rapp, professeur à l’université de Lausanne et ancien président de l’Association européenne des universités.

Les gagnants

Pas du tout donnée parmi les favorites au départ, l’université Côte d’Azur de Nice a notamment su convaincre le jury de l’implication des entreprises de sa région pour « créer un nouveau modèle d’université de renommée mondiale, reconnue pour son offre de formation innovante et au cœur de la dynamique de son écosystème » (lire l’analyse de La Tribune Aix-Marseille).… Lire la suite

« Le cœur de notre formation c’est le marketing » : Benoît Herbert (Istec)

L’Istec Paris fait partie des quelques quarante écoles de commerce « mastérisées » (lire les indicateurs de la Cefdg) qui peuvent ainsi prétendre faire partie de la « première division » des écoles de commerce françaises. Son directeur, Benoît Herbert, nous explique quel rôle particulier jouent les grandes écoles postbac.
Olivier Rollot : Pourquoi intégrer une école de commerce post bac comme l’Istec ?

Benoît Herbert : D’abord parce que ce sont des études intéressantes qui vous permettent d’entrer dès votre bac dans une démarche axée sur l’entreprise. Ce sont aussi des cursus qui vous permettent de réaliser chaque année un stage et de réaliser plusieurs séjours à l’international. Nos étudiants partent obligatoirement un semestre en Europe pendant leur deuxième année, peuvent passer un semestre à Londres en 3ème année et partent un semestre en 4ème année.

J’ajoute qu’entrer à l’Istec c’est entrer dans une famille avec seulement 1000 étudiants dont 800 dans le programme grande école.… Lire la suite

« Le cursus CPGE-GE constitue une véritable filière » : « Philippe Heudron (APHEC)

L’Association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales (APHEC) regroupe des enseignants issus de tous les établissements publics ou privés sous contrat ayant des CPGE économiques et commerciales. Son président, Philippe Heudron, nous explique pourquoi les prépas sont, plus que jamais, une formation moderne.

Philippe Heudron

Olivier Rollot : Les classes préparatoires sont constamment critiquées. Que pouvez-vous dire aux élèves qui sont en train de s’inscrire sur APB et hésitent ?

Philippe Heudron : Être en classe préparatoire est une chance et aucun de nos anciens étudiants ne regrette ce choix. Les études y sont exigeantes, mais à 18 ans, doit-on refuser l’exigence ? Nos classes offrent une formation pluridisciplinaire inédite. Très loin du bachotage, l’objectif est de former des acteurs critiques du monde contemporain. Par les approches croisées de nombreuses disciplines, les étudiants apprennent à saisir le sens des problèmes dans toute leur complexité et à les analyser avec méthode et nuance.… Lire la suite

Audencia présente son projet #Audencia 2020

« Notre Alliance avec Centrale Nantes et l’ensa est fondamentale dans notre stratégie. » Directeur général d’Audencia Business school, Christophe Germain présente un projet #Audencia 2020 largement conçu avec ses équipes, ses étudiants et son environnement puisque ce sont 27 000 personnes qui auront remis leurs propositions sur l’avenir d’Audencia sur une plate forme dédiée ouverte en mai 2015. A la clé cinq axes de développement dont le premier reste une Alliance tout à fait originale qui va encore prendre de l’ampleur puisque Centrale et Audencia vont maintenant mettre leur recherche en commun. Une recherche encore renforcée par la création prochaine d’un « Observatoire des métiers du futur ou d’une chaire consacrée aux « politiques de la ville ».

Une école globale

Le deuxième grand chantier d’Audencia est son internationalisation. « Nous voulons devenir une école globale avec l’ouverture de deux nouveaux campus à l’international sur le modèle de ce que nous avons déjà fait en Chine », explique encore Christophe Germain, qui ne « veut surtout pas emmener des étudiants français en masse sur ces campus » mais former des étudiants de chaque pays (il pense aujourd’hui d’abord à l’Afrique subsaharienne puis à l’Amérique latine).… Lire la suite

Une nouvelle gouvernance à Sciences Po

On se souvient de l’homérique polémique, qui avait terni les derniers mois du mandat de Richard Descoings puis obéré sa succession, après un rapport de la Cour des comptes très critique sur le fonctionnement de Sciences Po publié en 2012. En décembre 2015 le président de la Fondation nationale des Sciences Politiques, Jean-Claude Casanova, a d’ailleurs été condamné par la la Cour de discipline budgétaire et financière à) ce sujet (à relire l’article du Monde). Il fallait réagir du côté de la rue Saint-Guillaume et tout un train de réforme a été lancé qui aboutit cette semaine à la publication des décrets approuvant les nouveaux statuts de la Fondation nationale des Sciences Politiques (FNSP) et les nouveaux statuts de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) au Journal officiel. Ceux-ci réaffirment un modèle dual constitué d’une Fondation assurant la gestion d’un établissement public d’enseignement et de recherche, les orientations stratégiques et la gestion administrative et financière, la FNSP, et d’un compétent en matière de formation, initiale et continue, de recherche et de documentation.… Lire la suite

Objectif formation continue

Le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche a lancé cette semaine son « Réseau d’établissements pilotes pour le développement de la formation continue dans l’enseignement supérieur ». Parmi les 58 qui ont candidaté douze établissements ont été sélectionnés (l’université d’Angers, Paris Sciences et Lettres ou encore l’Association Toulouse Tech) et vont maintenant expérimenter concrètement la mise en œuvre des recommandations du rapport Germinet qui préconise notamment de s’appuyer sur la proximité avec la recherche, de connaître les coûts réels de l’activité de formation continue, de développer des mécanismes d’incitation au niveau des Comue et d’ouvrir la formation professionnelle à de nouveaux publics (bacheliers professionnels souhaitant démarrer une expérience professionnelle tout en ayant le projet de revenir plus tard dans l’enseignement supérieur, alumni, etc.). Le tout alors que le marché de la formation continue semble durablement déprimé et qu’un grand acteur comme Demos passe sous pavillon chinois.… Lire la suite

Demos sous pavillon chinois

Associé à la famille Wemaere (qui en détient un peu plus de 30% du capital), le groupe hong-kongais Weidong Cloud Education Group a pris le contrôle du groupe Demos (lire le détail de l’opération sur Boursier.com). Un contrôle qui s’est traduit le 17 janvier par la démission de cinq des administrateurs remplacés par des représentants de Weidong Cloud Education Group. Jean Wemaere conserve ses fonctions de président du conseil avec à ses côtés une vice présidente, YanXia Zhang, et surtout Dai Shen.

Une opération qui n’a en tout cas pas provoqué d’enthousiasme chez les investisseurs. Le lendemain de l’annonce de ce changement de gouvernance, l’action Demos perdait 10% de sa valeur à 0,45€ soit moins que la moitié de son meilleur cours depuis un an. Son chiffre d’affaires était de 101,4 millions d’euros en 2014. Ces trois dernière années le résultat du groupe avait été négatif, passant de près de 8,6 millions de pertes en 2012 à 20 millions d’euros en 2013 et encore 9,7 millions en 2014.… Lire la suite