Alors qu’il va bientôt laisser la place à son successeur, Jacques Prost, directeur de l’ESPCI ParisTech depuis 2003, trace avec nous le portrait d’une école dont le précédent directeur s’appelait Pierre-Gilles de Gennes et les premiers prix Nobel, Pierre et Marie Curie. Un héritage qui attire des étudiants et des enseignants qui veulent faire de la recherche tout en étant passionnés par l’industrie.
Olivier Rollot : Avec ses cinq Prix Nobel, l’ESPCI n’est vraiment pas une école comme les autres. Quels profils recherchez-vous ?
Jacques Prost: Ce que nous cherchons avant tout, ce sont des esprits originaux, quelle que soit leur formation. L’école a été créée en 1882 par des Alsaciens qui avaient fui l’annexion allemande et ont convaincu la Ville de Paris de créer une école d’ingénieurs dans un esprit anglo-saxon. D’où le recrutement dans ses laboratoires de Pierre Curie, un chercheur qui ne sortait pas d’une grande école mais avait déjà découvert, à 20 ans, la piézoélectricité.… Lire la suite








