« L’ESDES va se redresser pour recoller au peloton » : Olivier Maillard

Tout juste nommé à la direction de l’ESDES, Olivier Maillard entend à la fois continuer à avancer dans les grandes directions insufflées par son prédécesseur, Philippe Rivet, dans le cadre d’une stratégie Vision 2020, et porter de nouveaux projets dont un futur bachelor.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Vous venez tout juste de prendre la direction de l’ESDES après le départ de Philippe Rivet qui n’a occupé le poste qu’un an et demi (mai 2014 à janvier 2016). Comment comptez-vous redonner à l’ESDES un éclat quelque peu perdu si on en croit par exemple sa place dans les classements ?

Olivier Maillard : Notre plan stratégique Vision 2020 avait été lancé par Philippe Rivet avant son départ et je suis là pour le remettre en route au sein d’une école qui entend aujourd’hui se redresser pour recoller au peloton. Nous pouvons compter pour cela sur une vraie vision au sein de l’université catholique de Lyon (UCLY), dont nous sommes la business school, et que nous venons de rejoindre dans de nouveaux bâtiments au centre de Lyon.… Lire la suite

« A l’international nous sommes des fournisseurs d’ingénierie de formation » : Hervé Biausser (Centrale Supélec)

Mais comment fait-il ? La fusion entre Centrale Paris et Supélec pas encore tout à fait achevée, le directeur de CentraleSupélec Hervé Biausser est également largement investi dans la création de l’université Paris-Saclay tout en pilotant le développement de Centrale à l’international. Rencontre avec un homme 24/7.

Olivier Rollot : En 2015 Centrale Paris et Supélec sont devenus un seul est sous le nom de CentraleSupélec. Aujourd’hui le chantier de la fusion est-il totalement achevé ?

Hervé Biausser : Toutes les instances sont en place et tout fonctionne même s’il reste encore beaucoup à faire. Le principal chantier qu’il nous rester à mettre en œuvre est celui du passage à un seul cursus d’ingénieur pour la rentrée 2017. Une maquette sera finie en octobre prochain pour passer d’un seul établissement avec deux diplômes à un seul cursus dont les premiers diplômés sortiront en 2020

O. R : Les cursus des deux écoles étaient assez complémentaires.Lire la suite

Les grandes écoles veulent peser dans les prochaines présidentielles : entretien avec Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE

Présidente de la Conférence des grandes écoles (CGE) depuis un an, directrice de Montpellier Sup Agro, Anne-Lucie Wack entend aujourd’hui rapprocher les grandes écoles des préoccupations des Français. A l’approche des élections présidentielles, elle lance une consultation qui débouchera sur des propositions concrètes. Le 12 mai elle organise un colloque à Paris pour connaître les attentes du public vis à vis de l’enseignement supérieur.

Olivier Rollot : Il y a un mois vous publiiez un sondage sur les Français et les grandes écoles. Le 12 mai vous organisez un colloque à Paris pour connaître les attentes du public vis à vis de l’enseignement supérieur. Le tout servira à émettre des propositions pour la présidentielle de 2017. Quelles nouvelles orientations voulez-vous donner à une Conférence des grandes écoles que vous présidez depuis bientôt un an ?

Anne-Lucie Wack : Nous nous sommes rendus compte que l’enseignement supérieur discute beaucoup entre pairs mais ne sait pas forcément assez ce que pensent et attendent les Français et les entreprises.… Lire la suite

« L’arrivée massive de grands groupes provinciaux sur un marché parisien déjà tendu fera des victimes » : Jean-Marcel Jammet (EDC Paris business school)


Dans un univers des écoles postbac de plus en plus concurrentiel, l’EDC Pais business school entend jouer de son ancrage historique et de ses points forts (entrepreneuriat, luxe) pour tenir le choc. Son directeur, Jean-Marcel Jammet, nous explique une stratégie où les accords avec d’autres établissements tiennent une place centrale.

Olivier Rollot : On connaît depuis longtemps l’EDC pour ses deux spécialités que sont le luxe ou l’entrepreneuriat. A la rentrée vous lancez deux nouvelles majeures au sein de votre programme grande école : « Creative Industries Management » et « International Entrepreneurship ». Comment mettez-vous en œuvre cette stratégie de spécialisations ?

Jean-Marcel Jammet : Comme nous l’avons fait pour notre majeure « e-business » avec l’Efrei, la majeure « Creative Industries Management » est le résultat d’un travail commun avec une autre école spécialisée, en l’occurrence l’Institut International de l’Image et du Son 3IS. C’est une stratégie d’alliance à double compétence avec un partenaire qui possède tous les équipements techniques nécessaires.… Lire la suite

Enseignement supérieur : qui a la plus forte #TwitterInfluence ? Le classement 2016

Pour la troisième année consécutive nous vous présentons notre « Observatoire de l’influence des comptes Twitter des universités et grandes écoles françaises » (pour comparer avec les résultats 2015, cliquez ici). Un indicateur particulièrement précieux tant Twitter est devenu un élément central de communication pour les établissements : pas seulement à destination des étudiants comme Facebook mais de communautés beaucoup plus larges (alumni, entreprises, enseignants) qui savent qui il faut suivre pour se tenir au courant de l’actualité.

Une stratégie gagnante : Paris 1 Panthéon-Sorbonne

S’il est un grand gagnant cette année, c’est bien l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, première toutes catégories confondues dans les établissements d’enseignement supérieur grâce notamment à un excellent taux de retweet. « Lorsque j’ai pris mes fonctions, au printemps 2012, Paris 1 Panthéon-Sorbonne était déjà présente sur trois réseaux sociaux (FB, Twitter et YouTube) mais il était indispensable de définir une stratégie digitale. Pourquoi? Précisément pour mieux communiquer avec notre communauté mais également avec notre écosystème.… Lire la suite

« Notre ambition : être le leader mondial des enseignements de la French Touch » : Marc-François Mignot-Mahon (Galileo-Studialis)

Président de l’entité constituée des groupes Studialis (Paris School of Business, Strate, Cours Florent, Hétic, etc.) et Galileo Global Education (Lisaa, Istituto Marangoni, IEU, etc.), Marc-François Mignot-Mahon dirige le plus important groupe européen d’enseignement supérieur privé et troisième mondial.

Marc-Francois Mignot Mahon
Marc-Francois Mignot Mahon

Olivier Rollot : Longtemps le groupe Studialis a été centré autour d’une école de commerce, l’ESG (aujourd’hui Paris School of Business). Aujourd’hui les écoles d’art semblent être plus importantes chez Studialis comme chez Galileo. Quel est votre stratégie de développement aujourd’hui ?

Marc-François Mignot-Mahon : Nous sommes un groupe équilibré entre deux pôles : les écoles de management, les écoles de commerce d’un côté et les écoles d’arts et de création de l’autre. Le mariage de ces deux pôles nous confère une position unique entre le management et la création, ce qu’on appelle communément la French Touch.

Notre ambition c’est d’être le leader mondial des enseignements de la French Touch.… Lire la suite

Classements, bachelor, financements : le président de la Cdefi fait le point

Président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (Cdefi), également directeur de Bordeaux INP, François Cansell a engagé toute une réflexion sur les classements des école d’ingénieurs et… un bras de fer avec « l’Usine nouvelle » concernant son dernier classement. Au menu de cet entretien également : le projet de bachelors mené par la Cdefi et l’état des finances des écoles. 

 

Olivier Rollot : Vous n’êtes pas satisfait de la façon dont « L’Usine nouvelle » a réalisé son dernier Classement des école d’ingénieurs au point de demander qu’il soit dépublié de son site. Que lui reprochez-vous exactement ?

François Cansell : Nous avons rencontré la rédaction de L’Usine nouvelle le 12 avril pour lui exprimer nos préoccupations mais rien n’a changé depuis, sinon une republication prenant en compte certaines erreurs commises par son prestataire. Mais ce que nous demandons c’est une véritable analyse critique des données fournies qui aurait pu être facilement faite avec les données que publie la Commission des titres d’ingénieurs (CTI).… Lire la suite

« Il ne faut pas dénaturer sa stratégie en fonction des classements mais réarticuler certains points pour mieux en tenir compte»: Christophe Germain (Audencia)

Directeur général d’Audencia business school, Christophe Germain porte un nouveau projet pour son école intitulé #Audencia 2020. Un projet d’autant plus nécessaire que l’école souffre d’une baisse tendancielle dans les classements.

Olivier Rollot : En janvier 2016 vous avez présenté le plan stratégique de votre école #Audencia 2020. Pouvez-vous nous en rappeler les grandes lignes ?

Christophe Germain : Ce plan nous l’avons largement conçu avec nos équipes, nos étudiants et tout notre environnement puisque ce sont au total environ 1 000 personnes qui auront remis leurs propositions sur l’avenir d’Audencia sur une plate forme dédiée ouverte en mai 2015. A la clé cinq axes de développement dont le premier reste une Alliance tout à fait originale avec deux autres écoles nantaises, Centrale Nantes et l’Ecole nationale supérieure d’architecture, qui va encore prendre de l’ampleur puisque Centrale et Audencia ont décidé de rapprocher leurs activités de recherche, conduites désormais au sein d’un laboratoire de recherche commun aux deux écoles.… Lire la suite

La guerre du bachelor aura-t-elle lieu ?

Tels les Grecs pour Hélène de Troie, les universités vont elles monter à l’assaut de grandes écoles qui leur auraient enlevé le bachelor ? « Nous voulons mettre les choses au clair alors que certains bachelors demandent la reconnaissance de l’Etat et que l’Etat en finance, comme à l’Ecole polytechnique. Si certains veulent que leur diplôme obtienne le grade licence il faut aussi qu’ils aient les prérequis d’une licence. Nous voulons voir clair dans ce dossier et déterminer ceux qui ont ou non le droit de s’appeler bachelor », explique Jean-Loup Salzmann, le président de la Conférence des présidents d’université. Sur son blog le directeur adjoint de Grenoble EM, Jean-François s’interroge : « Est-ce le nouveau champ de bataille entre écoles et universités ? »

Les clés du débat

Sans qu’on puisse exactement chiffrer le phénomène, le nombre de bachelors a spectaculairement progressé en France depuis cinq ans. D’abord apanage des écoles de management, ils commencent à essaimer dans les école d’ingénieurs, jusqu’à l’Ecole polytechnique (sur un modèle payant en 4 ans).… Lire la suite

« Nous travaillons à la création d’un parcours 100% Artem » : Florence Legros (ICN)

A l’horizon 2020 ICN Business School entend être une école de référence appartenant au top 10 des écoles de management françaises. Florence Legros, à la tête de l’école depuis septembre 2015, nous explique sa stratégie « Elan 2020 ».

Florence Legros
Florence Legros

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Début 2017 les trois écoles membres d’Artem (ICN Business School, Mines Nancy et l’Ecole nationale supérieure d’art et de design de Nancy) vont se regrouper sur le même campus. Qu’attendez-vous de ce regroupement ?

Florence Legros : Des ateliers communs entre les trois écoles ont déjà lieu sur ce campus et 20% des cours sont en commun dès la première année de notre programme Grande Ecole. Etre ensemble sur le même campus permettra aux étudiants et aux équipes des 3 écoles de se rencontrer encore plus souvent.

Nous travaillons également à la création d’un parcours 100 % Artem qui réunisse à la rentrée 2017 vingt à trente étudiants d’ICN et des Mines, voire certains de l’école d’art, et qui débouchera sur un diplôme commun après une année de cours supplémentaire.… Lire la suite