Comment va fonctionner le « portail des données certifiées presse » de la Cdefi : les explications de Jean-Louis Billoet

La Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieur (Cdefi) vient de lancer un « portail des données certifiées presse » qui donne accès aux journalistes qui préparent des palmarès aux données chiffrées (nombre d’étudiants, poids de la recherche, salaires à l’embauche, etc.) des écoles d’ingénieurs. L’ouverture officielle du portail s’est déroulée lors du colloque annuel de la CDEFI qui s’est tenu à Lille les 2 et 3 juin derniers. Explications de son promoteur, Jean-Louis Billoet, directeur de l’Insa Rouen.

Olivier Rollot : Pourquoi créer ce portail ?

Jean-Louis Billoet : Ce portail a été créé dans le but de rationaliser le temps de traitement des différentes enquêtes de la presse (palmarès de l’Étudiant, l’Usine Nouvelle, enquêtes Onisep, etc.) en permettant aux médias d’accéder à des données globales liées à l’activité des écoles d’ingénieurs. Nos établissements doivent se concentrer sur leur métier, la formation et la recherche, et ne pas passer leur temps à répondre à des multiples sollicitations non coordonnées.… Lire la suite

Enquête insertion de la CGE : une vraie embellie

Après trois années relativement ternes où un taux d’emploi satisfaisant ne permettait pas de masquer la baisse relative des rémunérations, la Conférence des grandes écoles constate cette année une vraie embellie : le salaire moyen brut hors primes en France passe ainsi de 32 962 à 33 542€ retrouvant ainsi le niveau de 2012. On assiste par ailleurs à une croissance régulière du nombre de créateurs d’entreprise : 4% des diplômés contre 3,5% l’an dernier et même 7% dans les écoles de management.

 

Autres données importantes :

-       le taux net d’emploi s’établit à 83,1 % pour la dernière promotion (contre 80,6% l’an dernier). Ce chiffre atteint plus de 93 % 12 à 18 mois après le diplôme et plus de 95% 24 à 30 mois après ;

-       76,9% des diplômés de Grandes écoles sont engagés en CDI contre 73,8% en 2015 :

-       la part des emplois avec statut cadre est stable à plus de 85 % ;

-       la proportion de diplômés expatriés à l’étranger baisse légèrement 16,6% contre 17,6 % en 2015) alors que 68,3% des étudiants étrangers commencent leur carrière en France ;

-       le taux net d’emploi, la proportion de CDI et le salaire brut annuel des femmes demeurent inférieurs à ceux des hommes (de 5 % pour les ingénieurs et 6 % pour les managers).… Lire la suite

« Nous continuerons à faire venir le monde à Rennes plutôt qu’emmener Rennes dans le monde »: Olivier Aptel

Longtemps on l’a présentée comme la « petite école qui monte ». Forte aujourd’hui de ses trois grandes accréditations internationales (AACSB, Equis, Amba), l’ESC Rennes School of Business attire aujourd’hui des élèves de très bonnes prépas séduits notamment par sa dimension internationale. Son directeur, Olivier Aptel, explique son modèle.

Olivier Aptel au milieu de ses étudiants
Olivier Aptel au milieu de ses étudiants

Olivier Rollot : L’ESC Rennes School of Business vient de vivre cinq années de croissance remarquables. Quel bilan en tirez-vous ?

Olivier Aptel : L’ESC Rennes School of Business présente un modèle singulier et assez rare dans les grandes écoles de management d’être dans une situation d’autonomie financière tout en ayant été validée par les trois grands organismes d’accréditation (AACSB, Equis, Amba) ces cinq dernières années.

O. R : Votre modèle est fondé sur l’internationalisation des cursus mais sans pour autant ouvrir des campus partout dans le monde.

O. A : Oui et nous continuerons à faire venir le monde à Rennes plutôt qu’emmener Rennes dans le monde.… Lire la suite

« Les enseignements supérieurs français et américain sont les plus éloignés possibles »

Ancien président de l’Université d’Orléans et délégué général de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieur (Cdefi), Michel Mudry y est aujourd’hui conseiller en matières de relations internationales. Fondateur du cabinet spécialisé dans le conseil aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche ITHER Consult, il a récemment publié un document comparant les enseignement supérieur français et américains : L’enseignement supérieur en France et aux Etats-Unis : comparer l’incomparable. Son analyse.

Le campus d'Harvard
Le campus d’Harvard

Olivier Rollot (@O_Rollot): Vous avez sous-titré votre document sur les études supérieures aux Etats-Unis et en France : « Comparer l’incomparable ». En quoi les enseignements supérieurs français et américains sont-ils tellement incomparables ?

Michel Mudry
Michel Mudry

Michel Mudry : Une mission aux Etats-Unis de nos sénateurs avait rapporté en 2002 que les deux systèmes étaient, je cite, aux « antipodes l’un de l’autre ». Il vrai en effet qu’ils sont les plus éloignés possibles, et que les autres dispositifs nationaux viennent se situer entre eux, en quelque sorte.… Lire la suite

Le « Classement des classements » 2016 des écoles de management

Après l’Etudiant, Le Figaro, Challenges et Le Point, Le Parisien a clôt la saison de publication des classements de la presse française.  On y trouve un top 5 habituel (HEC, Essec, EMLyon, ESCP Europe, Edhec) suivi d’une Grenoble EM maintenant bien installée à la sixième place, le palmarès 2016 du Parisien se différencie seulement ensuite des trois autres classant l’ensemble des écoles « mastérisées » (postbac comme post-prépas) qu’en classant ensuite Kedge à une excellente 7ème place (contre 11, 13, 11 pour respectivement l’Etudiant, Le Figaro et Le Point) et en rétrogradant Télécom EM à la 25ème (contre 17, 17, 16) alors que Paris School of Business obtient de son côté une place significativement meilleure (14ème contre 20, 22 et 19). Mais c’est surtout le classement d’un ISC conquérante qui dénote : 17ème quand l’Etudiant la voit 24ème, Le Figaro 25ème et Le Point 28ème.… Lire la suite

« Notre succès à l’Idex vient de notre capacité à travailler ensemble et à avoir présenté un périmètre restreint » : François Cansell (Bordeaux INP)

Après le verdict du jury des Idex on a surtout entendu les « recalés ». Cette semaine c’est un lauréat, Bordeaux INP et son directeur général François Cansell, qui s’expriment. Mais bien d’autres sujets le préoccupent, que ce soit ses financements, la pérennité de son modèle d’apprentissage ou les classements. (Cet entretien est la suite de celui que François Cansell nous avait accordé en tant que président de la Cdefi il y a deux semaines).

Olivier Rollot : Avec l’ensemble des universités et grandes écoles de la Comue d’Aquitaine vous venez d’obtenir la validation définitive de votre Idex (initative d’excellence). Cela doit être une grande satisfaction ?

François Cansell : Nous sommes ravis de constater que Bordeaux est désormais bien positionné pour attirer des pointures scientifiques venues de l’étranger et d’autres institutions françaises. C’est un vrai succès même si le montant de la dotation annuelle (environ 20 millions d’euros) reste relativement modeste au sein d’un ensemble dont le budget total avoisine les 800 millions. … Lire la suite

« Je suis plus que jamais certain que le site toulousain mérite d’être représenté parmi les meilleurs » : Philippe Raimbault, directeur de Sciences Po Toulouse et candidat à la présidence de la Comue Université de Toulouse.


Avec ses 1600 étudiants et ses 50 enseignants, Sciences Po Toulouse fait partie des plus importants instituts d’études politiques (IEP) français. Alors qu’il va déménager sur le site de la Manufacture des Tabacs de Toulouse 1 Capitole à la rentrée 2018, son directeur Philippe Raimbault présente tout un programme de nouveautés. Ambitieux pour un site toulousain, qui vient de perdre son Idex (initiative d’excellence), il se présente également à la présidence de la Comue Université de Toulouse.

Olivier Rollot : Sciences Po Toulouse a connu bien des vicissitudes ces dernières années quand le permis de construire de ses nouveaux bâtiments a été annulé en 2014. Aujourd’hui la situation s’est stabilisée et vous êtes certain de pouvoir intégrer le site de la Manufacture des Tabacs de Toulouse 1 Capitole à la rentrée 2018 ?

Philippe Raimbault : Nous avons travaillé un an pour conclure une convention pérenne avec l’université Toulouse 1 Capitole et l’Etat.… Lire la suite

« L’ESDES va se redresser pour recoller au peloton » : Olivier Maillard

Tout juste nommé à la direction de l’ESDES, Olivier Maillard entend à la fois continuer à avancer dans les grandes directions insufflées par son prédécesseur, Philippe Rivet, dans le cadre d’une stratégie Vision 2020, et porter de nouveaux projets dont un futur bachelor.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Vous venez tout juste de prendre la direction de l’ESDES après le départ de Philippe Rivet qui n’a occupé le poste qu’un an et demi (mai 2014 à janvier 2016). Comment comptez-vous redonner à l’ESDES un éclat quelque peu perdu si on en croit par exemple sa place dans les classements ?

Olivier Maillard : Notre plan stratégique Vision 2020 avait été lancé par Philippe Rivet avant son départ et je suis là pour le remettre en route au sein d’une école qui entend aujourd’hui se redresser pour recoller au peloton. Nous pouvons compter pour cela sur une vraie vision au sein de l’université catholique de Lyon (UCLY), dont nous sommes la business school, et que nous venons de rejoindre dans de nouveaux bâtiments au centre de Lyon.… Lire la suite

« A l’international nous sommes des fournisseurs d’ingénierie de formation » : Hervé Biausser (Centrale Supélec)

Mais comment fait-il ? La fusion entre Centrale Paris et Supélec pas encore tout à fait achevée, le directeur de CentraleSupélec Hervé Biausser est également largement investi dans la création de l’université Paris-Saclay tout en pilotant le développement de Centrale à l’international. Rencontre avec un homme 24/7.

Olivier Rollot : En 2015 Centrale Paris et Supélec sont devenus un seul est sous le nom de CentraleSupélec. Aujourd’hui le chantier de la fusion est-il totalement achevé ?

Hervé Biausser : Toutes les instances sont en place et tout fonctionne même s’il reste encore beaucoup à faire. Le principal chantier qu’il nous rester à mettre en œuvre est celui du passage à un seul cursus d’ingénieur pour la rentrée 2017. Une maquette sera finie en octobre prochain pour passer d’un seul établissement avec deux diplômes à un seul cursus dont les premiers diplômés sortiront en 2020

O. R : Les cursus des deux écoles étaient assez complémentaires.Lire la suite

Les grandes écoles veulent peser dans les prochaines présidentielles : entretien avec Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE

Présidente de la Conférence des grandes écoles (CGE) depuis un an, directrice de Montpellier Sup Agro, Anne-Lucie Wack entend aujourd’hui rapprocher les grandes écoles des préoccupations des Français. A l’approche des élections présidentielles, elle lance une consultation qui débouchera sur des propositions concrètes. Le 12 mai elle organise un colloque à Paris pour connaître les attentes du public vis à vis de l’enseignement supérieur.

Olivier Rollot : Il y a un mois vous publiiez un sondage sur les Français et les grandes écoles. Le 12 mai vous organisez un colloque à Paris pour connaître les attentes du public vis à vis de l’enseignement supérieur. Le tout servira à émettre des propositions pour la présidentielle de 2017. Quelles nouvelles orientations voulez-vous donner à une Conférence des grandes écoles que vous présidez depuis bientôt un an ?

Anne-Lucie Wack : Nous nous sommes rendus compte que l’enseignement supérieur discute beaucoup entre pairs mais ne sait pas forcément assez ce que pensent et attendent les Français et les entreprises.… Lire la suite