François Germinet parle digital et pédagogie

Président de l’université Cergy-Pontoise (UCP), François Germinet préside le Comité numérique de la Conférence des présidents d’université et a, à ce titre, largement participé à l’organisation en 2015 de son colloque intitulé <a href= »http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2015/11/acte-2015-web.pdf »>Université 3.0 : nouveaux enjeux, nouvelles échelles à l’ère du numérique</a>. Le cabinet de conseils spécialisé dans l’enseignement supérieur <a href= »http://www.headway-advisory.com »>HEADway</a> et <a href= »http://www.learnassembly.com/ »>Learn Assembly</a>, l’« université des entrepreneurs et des professionnels du web », sont allés à sa rencontre. Il répond d’abord à nos questions sur le digital et la pédagogie, l’arrivée de nouvelles technologies, la classe inversée.

Puis sur les MOOCs, ces fameux cours en ligne gratuits et ouverts à tous, et comment ils peuvent plus particulièrement être utiles aux entreprises.

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« Nous redéfinissons la maquette de notre programme Grande Ecole » : Jean Charroin (Idrac)

Depuis cet été, Jean Charroin, ancien directeur adjoint d’Audencia Group, dirige le groupe d’enseignement privé IDRAC qui comprend aussi bien des écoles de commerce (implantées à Amiens, Bordeaux, Grenoble, Lille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Toulouse et surtout Lyon où elle possède le grade de master) que d’architecture, de tourisme ou de communication.

Olivier Rollot : Comment passe-t-on d’une grosse structure comme Audencia, classée parmi les meilleures sur son marché mais implantée dans une seule ville, à un groupe comme Idrac présent partout en France ?

Jean Charroin : Le groupe IDRAC repose effectivement sur un réseau national de 10 campus de tailles très différentes pour un total de 6000 étudiants. Le campus de Lyon est le plus imposant avec près de 3000 étudiants et sa croissance n’est pas terminée puisque nous allons construire une extension de 7500 m2 à l’horizon 2017 pour notre programme grande école et la formation continue.… Lire la suite

« Le cœur de notre formation c’est le marketing » : Benoît Herbert (Istec)

L’Istec Paris fait partie des quelques quarante écoles de commerce « mastérisées » (lire les indicateurs de la Cefdg) qui peuvent ainsi prétendre faire partie de la « première division » des écoles de commerce françaises. Son directeur, Benoît Herbert, nous explique quel rôle particulier jouent les grandes écoles postbac.
Olivier Rollot : Pourquoi intégrer une école de commerce post bac comme l’Istec ?

Benoît Herbert : D’abord parce que ce sont des études intéressantes qui vous permettent d’entrer dès votre bac dans une démarche axée sur l’entreprise. Ce sont aussi des cursus qui vous permettent de réaliser chaque année un stage et de réaliser plusieurs séjours à l’international. Nos étudiants partent obligatoirement un semestre en Europe pendant leur deuxième année, peuvent passer un semestre à Londres en 3ème année et partent un semestre en 4ème année.

J’ajoute qu’entrer à l’Istec c’est entrer dans une famille avec seulement 1000 étudiants dont 800 dans le programme grande école.… Lire la suite

Une nouvelle gouvernance à Sciences Po

On se souvient de l’homérique polémique, qui avait terni les derniers mois du mandat de Richard Descoings puis obéré sa succession, après un rapport de la Cour des comptes très critique sur le fonctionnement de Sciences Po publié en 2012. En décembre 2015 le président de la Fondation nationale des Sciences Politiques, Jean-Claude Casanova, a d’ailleurs été condamné par la la Cour de discipline budgétaire et financière à) ce sujet (à relire l’article du Monde). Il fallait réagir du côté de la rue Saint-Guillaume et tout un train de réforme a été lancé qui aboutit cette semaine à la publication des décrets approuvant les nouveaux statuts de la Fondation nationale des Sciences Politiques (FNSP) et les nouveaux statuts de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) au Journal officiel. Ceux-ci réaffirment un modèle dual constitué d’une Fondation assurant la gestion d’un établissement public d’enseignement et de recherche, les orientations stratégiques et la gestion administrative et financière, la FNSP, et d’un compétent en matière de formation, initiale et continue, de recherche et de documentation.… Lire la suite

Enseignement supérieur : 10 grands enjeux pour 2016

2015 aura été une année de transition au cours de laquelle les acteurs de l’enseignement supérieur auront commencé à apprendre à travailler avec les nouvelles règles issues des lois Fioraso mais aussi la réforme de la taxe d’apprentissage, celle de la formation professionnelle ou encore les nouvelles réglementations des stages. En 2016 toutes ces dispositions prendront tous leurs effets, les Comue monteront en puissance, les besoins de financement s’accroitront, la concurrence internationale pour accueillir les meilleurs étudiants et professeurs s’exacerbera… voici les dix grands enjeux de 2016 largement commentés par Bernard Ramanantsoa, quelques semaines après son départ de la direction d’HEC, lors de la présentation de son livre Apprendre et oser.

1. Dégager des moyens supplémentaires. « Si on ne se réveille pas, si on n’investit pas plus dans l’enseignement supérieur on va assister au développement d’universités privées », prévient Bernard Ramanantsoa. Si aujourd’hui ce sont les écoles de management qui s’inquiètent le plus sur leurs financements futurs – président du Chapitre des écoles de management, Loïck Roche expliquait encore récemment sur que si Si rien n’est fait, cinq à dix écoles de management disparaîtront– les universités ont dû faite beaucoup de sacrifices pour revenir à l’équilibre quand les écoles d’ingénieurs publiques pressentent que le temps des vaches grasses est derrière elle.… Lire la suite

Jeunes diplômés : Deloitte note une réelle embellie

L’enquête annuelle de l’Apec sur l’emploi des jeunes diplômés parue en octobre dernier avait quelque peu douché les espoirs d’une reprise du marché du travail – taux d’emploi des jeunes diplômés est à « un niveau historiquement bas » et un salaire médian qui avait baissé de près de 4000€ en un an ! – le Baromètre de l’humeur des jeunes diplômés, que vient de publier Deloitte, est plus positif. Sans qu’on sache d’ailleurs si les deux données – reprise de l’emploi et baisse des rémunérations – soient si antinomiques que cela ni surtout quel impact auront les attentats du 13 novembre sur un marché qui semblait tout juste commencer à sortir du marasme.

Une réelle embellie

L’embellie de la situation professionnelle des jeunes diplômés, déjà observée début 2015, se poursuit : 70% des jeunes diplômés sont en effet en poste dans une entreprise, soit une hausse de 10 points par rapport à l’année dernière (+19 points depuis 2014).… Lire la suite

Les 20 qui ont fait l’enseignement supérieur en 2015

Ces 20 personnalités sont celles qui ont compté le plus en 2015 dans un enseignement supérieur marqué par plusieurs départs emblématiques dont, au premier rang, celui de Bernard Ramanantsoa de la direction générale d’HEC après près de 20 ans à sa tête. Le secrétariat à l’Enseignement supérieur, la Cdefi, la CGE, le HCERES, l’UGEI ou encore la direction enseignement, recherche et formation de la CCI Paris Ile-de-France ont également été le théâtre de passages de témoin. Sans oublier bien sur le secrétariat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Voici ceux qui ont été à la une en 2015 et le seront sans doute encore en 2016.

1. Thierry Mandon (@mandonthierry), 57 ans, nommé en juin secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et de la Recherche, porte en lui beaucoup de promesses. Celui qui fut rapporteur de son budget en 2012 mais surtout créateur, en 1998, et président jusqu’en 2014 du groupement d’intérêt public Genopole, « biocluster » dédié à la recherche en génomique, génétique et aux biotechnologies, connaît et apprécie le secteur qu’on lui a confié.… Lire la suite

L’Ecole polytechnique et Paris-Saclay à la croisée des chemins


Les débats ont été houleux (lire leur résumé dans Les Echos) mais ont accouché mardi 15 décembre d’un projet. Et d’un  symbole : trois ministres et secrétaire d’Etat, Jean-Yves Le Drian (Défense et tutelle de l’Ecole), Emmanuel Macron (Economie) et Thierry Mandon (Enseignement supérieur et Recherche) se sont déplacés à l’Ecole polytechnique pour le présenter. Leur message aux écoles dont ils ont la tutelle était clair : « Ne faites pas comme si on ne vous demandait rien ! » Mais que demandent les ministres ?

Travaillez ensemble !

Emmanuel Macron est très clair : « Je suis venu ici pour m’assurer que l’ensemble des écoles dont j’ai la tutelle travaillent ensemble avec les autres écoles du site pour créer un centre d’excellence et attirer les meilleurs élèves et enseignants-chercheurs ». Les écoles de ParisSaclay (X, CentraleSupélec, Ensta ParisTech, Agro ParisTech, Télécom ParisTech, Télécom Sud Paris, Ensae ParisTech, l’Institut d’optique, ENS Cachan) mais aussi proches (Mines ParisTech et Ponts ParisTech) voire plus lointaines (Isae, Ensta Bretagne et Télécom Bretagne) ont donc maintenant jusqu’au 15 mars pour rendre un « schéma précis sur leur travail commun en matière de formation, recherche, international et entrepreneuriat ».… Lire la suite

Le BBA de l’Edhec fait peau neuve

27 ans après sa création sous la marque Espeme et deux ans après son relooking en BBA Edhec, le programme bachelor en 4 ans de l’école dirigée par Olivier Oger fera peau neuve à la prochaine rentrée avec la création de cinq parcours différenciés. Très attendu par des étudiants férus d’international (voir l’étude sur les bachelors d’HEADway) la voie « Global Business » sera dispensée successivement à l’EDHEC (Lille-Nice), UCLA (UCLA Extension, Los Angeles) et Nanyang Business School (Nanyang Technological University, Singapour). Un peu plus chère que les autres (46 500€ pour les 4 ans au lieu de 36 900€) cette voie sera ouverte à 40 étudiants l’année prochaine et pourra monter jusqu’à 160 en 2020. Pas de double diplôme à la sortie mais des certificats de chaque université plus du diplôme BBA Edhec. Deux autres voies sont plutôt internationales (Chines Studies et Latin America Studies) en plus d’une voie plus classique appelée « Management ».… Lire la suite

l’Etudiant publie son palmarès 2016 des écoles d’ingénieurs


Encore une fois cette année l’Etudiant a choisi de présenter des palmarès plutôt qu’un. Sans surprise, l’Ecole polytechnique et Mines ParisTech dominent l’excellence académique devant huit autres établissements (Agro ParisTech, CentraleSupélec, etc.) ex æquo. L’ouverture internationale est l’apanage de CentraleSupélec ex æquo avec Centrale Lyon, Centrale Mareseille, Ponts ParisTech et l’Ecole polytechnique. Le troisième indicateur principal, la Proximité avec les entreprises, revient à CentraleSupélec, Ponts ParisTech et Télécom ParisTech. Les six autres indicateurs sont :

- l’Importance de la recherche (six ex aequo de CentraleSupélec aux Mines ParisTech en passant par Centrale Lyon, Ponts ParisTech, l’Ecole polytechnique et Isae Sup Aero) ;

- l’Ouverture aux admissions parallèles (EI.Cesi et EI.Cnam) premiers) ;

- les Doubles diplômes à l’étranger (les écoles Centrale de Lille, Marseille et Nantes l’emportent ex æquo avec l’EEIGM INP Lorraine) ;

- les Ecoles qui recrutent le plus de bacheliers technologiques et professionnels (3IL Limoges, Ecole supérieure du bois-Nantes et EI.Cesi) ;

- un Bien gagner sa vie dans les technologies de l’information (six ex æquo de l’Epita à l’UTC en passant par l’Isep et les trois Télécom de Paris, Brest et Evry)

- et enfin le plus étonnant Bien gagner sa vie dans l’industrie des transports (Ensta Bretagne, Isae Sup Aero et UTC Compiègne).… Lire la suite