L’ESC Rennes accréditée Equis : gros plan sur l’école qui monte

Après l’AACSB et l’AMBA, l’ESC Rennes business school vient d’obtenir l’accréditation Equis szl’EFMD (European Fondation for Management Development). Elle rejoint ainsi dix autres écoles françaises « triple couronnées » (Audencia, Edhec, EMLYON, ESCP Europe, Grenoble EM, HEC, Insead, Kedge, Neoma, Toulouse BS et maintenant ESC Rennes School of Business) et 69 Business Schools dans le monde (lire sur Wikipedia)

84% d’enseignants étrangers

Cette réussite l’ESC Rennes la doit beaucoup à la personnalité de son directeur général, Olivier Aptel, qui a redonné du souffle à une école qui commençait à bien en manquer à son arrivée à sa tête en 2006. En huit ans il aura construit un groupe qui devrait compter 5000 étudiants en 2018. « Nous ne sommes pas obsédés par la taille, il ne s’agit pas pour nous de compter le plus d’étudiants en risquant de perdre de vue ce qui fait le succès des écoles de management françaises : la proximité avec leurs étudiants. … Lire la suite

Salzmann contre Fraïsse : deux visions de la CPU qui s’opposent

Il y a quatre ans une liste « rebelle » menée par Louis Vogel avec Yvon Berland et Anne Fraïsse menait une blitzkrieg victorieuse en s’imposant au dernier moment contre celle beaucoup plus « ministérielle » que menait Alain Beretz avec le soutien à peine voilé d’Axel Kahn et de Valérie Pécresse. En lançant, quelques jours à peine avant la clôture des candidatures, sa propre liste nul doute qu’Anne Fraïsse se souvient de cet épisode victorieux. Comme il y a quatre ans, ce sont deux visions différentes de l’université et de ses rapports au pouvoir en place qui s’imposent. Verdict le 18 décembre.

Anne Fraïsse peut-elle l’emporter ?

Il y a quatre ans la force du trio Vogel-Berland-Fraïsse tenait paradoxalement à son extrême hétérogénéité. Voir la très à gauche Anne Fraïsse rejoindre le futur maire adjoint UMP Louis Vogel en avait surpris plus d’uns. La force de ce trio inattendu tenait aussi à sa complémentarité : avec Louis Vogel et Yvon Berland les deux facultés les plus puissantes (droit et médecine) étaient représentées et Anne Fraïsse leur apportait la caution des lettres et des petites universités.… Lire la suite

Naissance de Ferrières, école de «l’excellence à la française»

La gastronomie, l’hôtellerie et le luxe sont au menu de la toute nouvelle école Ferrières qui va ouvrir ses portes à la rentrée 2015 à Ferrières-en-Brie, tout près de Marne-la-Vallée. « Aujourd’hui beaucoup d’entreprises recrutent des diplômés dans les écoles d’hôtellerie suisses alors que la France a une réputation mondiale dans ces domaines. Nous avons donc décidé de créer une école pour porter l’excellence à la français », explique Khalil Khater, président du groupe Accelis qui porte le projet Ferrières.

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Cette excellence à la française est symbolisée par le lieu unique qu’est le château de Ferrières. Inauguré en 1862 par Napoléon III, conçu par l’un des plus célèbres architectes britanniques de l’époque, Joseph Paxton, à la demande du baron James de Rothschild, ce château fut d’abord donné à la chancellerie des universités de Paris en 1975. Devant le peu d’investissement de l’institution dans le château, ce don fut révoqué en 2011 et réattribué à la ville de Ferrières-en-Brie qui a confié à Accelis le soin d’en faire une école autour d’un parc de 130 hectares.… Lire la suite

« Dans les écoles post prépas, il est devenu très difficile d’embrasser en seulement trois ans toutes les dimensions du management » : Philippe Rivet, directeur de l’ESDES

Implantée à Lyon, l’ESDES fait partie de ces bonnes écoles de commerce postbac dont on parle rarement mais dont on connaît le sérieux. Arrivé à sa tête il y a huit mois, Philippe Rivet entend bien faire que ça change et nous livre ses ambitions à l’horizon 2020. Lui-même ancien chef d’entreprise,  il explique dans son livre, « Le management à l’aube d’une 3erévolution », comment la responsabilité sociale de l’entreprise sera au cœur du management de demain et la nécessité de former des managers-entrepreneurs responsables.


Olivier Rollot : Un nouveau campus, un nouveau statut, un nouveau directeur, il se passe beaucoup de choses en ce moment à l’ESDES !

Philippe Rivet : Nous sommes dans un processus d’autonomie forte au sein de l’Université catholique de Lyon (UCLy) dont nous souhaitons rester membres, à horizon fin 2015. Par ailleurs, avec toute l’UCLy, nous emménagerons à la rentrée 2015 dans un nouveau campus de 35 000 m2 au centre de Lyon.… Lire la suite

Quels moyens pour l’enseignement supérieur en 2015 ?

« Le budget de l’enseignement supérieur et la recherche reste relativement préservé dans le contexte. » En prononçant ses mots devant les présidents d’université et d’écoles d’ingénieurs réunis pour la « Grande conférence » commune à la CPU et à la Cdefi au Cnam le 20 novembre, Najat Vallaud-Belkacem a plongé dans le doute une assemblée touchée au cœur par la baisse de 70 millions d’euros de ses ressources dans la loi de finances 2015.

La CPU et le Cneser unis s’insurgent

L’émotion est d’autant plus grande qu’à ces 70 M€ s’ajoute, selon la CPU, une augmentation des dépenses obligatoires de 90 millions d’euros par rapport à 2014. La conférence pointe qu’il manquerait ainsi en tout 160 millions d’euros au budget des universités en 2015 pour rester au même niveau qu’en 2014 : « Capacités d’accueil réduites, taux d’encadrement qui se dégradent, formations fermées : ce seront les conséquences immédiates de cette diminution des moyens, au détriment de la réussite des étudiants et du développement de la recherche ».… Lire la suite

«Il y a aujourd’hui une véritable dynamique de transformation pédagogique»: Bertrand Monthubert, président de l’université Toulouse 3 Paul-Sabatier

L’université Toulouse 3 Paul-Sabatier, la grande université scientifique de Toulouse, va bientôt construire un nouveau campus qu’elle veut exemplaire tant sur le plan énergétique que pédagogique. Entretien avec son président, Bertrand Monthubert, qui évoque également son implication dans la construction de l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées.

Olivier Rollot : Entre 2017 et 2019 vous allez construire onze nouveaux bâtiments sur 56 000 m2. L’occasion pour vous d’associer tout le personnel à la construction d’un campus que vous voulez exemplaire.

Bertrand Monthubert : Dans le cadre d’un projet que nous avons appelé « neOCampus », nous travaillons à ce que tous les bâtiments soient innovants, en matière énergétique notamment, grâce à nos forces dans la recherche. Neuf laboratoires (matériaux, énergie-lumière, informatique, etc.) sont ainsi associés au projet pour réfléchir à la construction de bâtiments qui seront des laboratoires grandeur nature de nos travaux de recherche. Les étudiants seront également associés au travers de notre master Énergétique de l’habitat qui fête justement ses quarante ans.… Lire la suite

« La très bonne recherche en management doit être connectée au monde de l’entreprise » : Frank Bournois, directeur général d’ESCP Europe

A la direction de ESCP Europe depuis la rentrée, Frank Bournois s’est ainsi vu confier les clés de l’un des fleurons des écoles de management françaises, régulièrement classées parmi les trois premières dans les palmarès. Une école vraiment internationale implantée sur cinq campus européens (Paris, Londres, Madrid, Berlin et Turin) avec aujourd’hui plus de la moitié d’étudiants non français. Son principal défi : encore plus marquer la dimension multiculturelle de son école dans un environnement économique difficile.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Vous venez d’arriver à la tête d’ESCP Europe. Quel regard portez-vous après ces trois premiers mois ?

Frank Bournois : Je suis vraiment émerveillé par la qualité des équipes et des projets. Chaque jour, je découvre une véritable « ruche » de créativité. Le tout dans un environnement européen certes complexe avec nos cinq campus mais bien en rapport avec l’objet de l’école qui est le management de la diversité.… Lire la suite

Educatec/Educatice : le salon des nouvelles pédagies numériques

Du 26 au 28 novembre se tient le Salon Educatec Educatice à Paris. La première journée sera largement consacrée à l’enseignement supérieur. Entretien avec Ghislaine de Chambine, la directrice du salon.

Olivier Rollot : Educatec a 25 ans, Educatice 9 ans mais il n’y a que deux ans que vous vous intéressez à l’enseignement supérieur. Pourquoi ?

Ghislaine de Chambine : Nous avons un partenariat très fort avec le ministère de l’Education nationale mais aussi de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et nous avons identifié ensemble il y a trois ans le besoin des acteurs du supérieur d’avoir un lieu de rencontre. Nos exposants nous demandaient d’ailleurs aussi de pouvoir rencontrer les acteurs du supérieur, enseignants, DSI, etc. et cette expansion s’est faite tout naturellement.

O. R : Quelles grandes différences faites-vous entre l’enseignement scolaire et le supérieur ?

G de C : D’abord que les acteurs du supérieur sont beaucoup plus indépendants.… Lire la suite

Attention chantiers !

« Ce n’est pas le tout de faire des lois, aussi bonnes soient-elles. Encore faut-il s’assurer qu’elles soient applicables sur le terrain », écrit Véronique Soulé dans Libération en constatant que la loi sur les stages était tout simplement inapplicable pour les élèves des filières du travail social. Mais bien d’autres dossiers restent en suspens.

Des Comue en retard

Tous les statuts des Comue devaient être approuvés le 22 juillet et leur fonctionnement démarrer le 1er janvier 2015. On en est aujourd’hui bien loin puisque des projets comme celui de la Comue Bretagne Pays-de-la-Loire ne verront le jour qu’un an plus tard (lire l’entretien avec Guy Cathelineau, président de Rennes 1 plus bas). Mais bien d’autres Comue peinent à voir le jour entre bisbilles internes (Hesam) ou querelles grandes écoles/universités (Bordeaux, Lille, etc.).

Tout cela sans qu’on sache exactement à quoi elles serviront. Dans une tribune des Échos intitulée Il faut aller plus loin dans la réforme des universités, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour l’enseignement supérieur Bernard Belloc les décrit comme « une couche administrative inutile ».… Lire la suite

« Pour réussir une fusion, il faut prendre le temps du dialogue » : Guy Cathelineau, président de Rennes 1

Les universités Rennes 1 et Rennes 2 sont engagées dans un mouvement de fusion qui devrait aboutir le 1er janvier 2016 sur une université qui comptera 50 000 étudiants. Elle-même fera partie d’une grande Comue (communauté d’universités et d’établissements) regroupant la plupart des universités et des grandes écoles de Bretagne et des Pays-de-la-Loire, l’Université Bretagne Loire. Président de Rennes 1, Guy Cathelineau explique comment toutes ces mutations voient le jour mais aussi comment conduire un établissement et ses projets dans contexte économique particulièrement contraint.

Guy Cathelineau (photo S. Priou)
Guy Cathelineau (photo S. Priou)

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Une fusion en cours et la mise en place d’une Comue, 2015 va être une année particulièrement riche en événements.

Guy Cathelineau : C’est mon deuxième mandat à la présidence de Rennes 1 et, clairement, la période la plus complexe tant les réformes dans le domaine de l’enseignement supérieur et la recherche passées et en cours sont importantes et nombreuses, avec un contexte économique difficile.… Lire la suite