Un diplôme sinon rien ?

Trois ans après avoir obtenu leur diplôme, 22% des jeunes étaient toujours au chômage mi-2013, soit le « plus haut niveau jamais observé », révèle le Céreq dans sa dernière enquête sur l’insertion professionnelle ((Bref n°319 : « Face à la crise, le fossé se creuse entre niveaux de diplômes ») portant sur les jeunes sortis du système éducatif en 2010. Si l’obtention d’un diplôme n’est pas une garantie absolue de trouver un emploi, ceux qui n’en ont aucun ont 50% de chances d’être au chômage. A l’autre extrémité, les ingénieurs sont quasi garantis d’accéder à un emploi.

Non diplôme = risque très important

Fait nouveau : le taux de chômage des femmes est inférieur à celui des hommes. Logique car elles sont plus diplômée et que ce sont les non diplômés qui souffrent le plus, depuis le début des années 1970, de la montée du chômage. « Lorsque la conjoncture se dégrade, les embauches sur les emplois peu qualifiés se réduisent et ces jeunes subissent davantage la concurrence des diplômés sur ces postes », expliquent les chercheurs du Céreq.… Lire la suite

Audencia lance toute une série de MOOCs

« Quand nous avons commencé à réfléchir à un sujet pour notre premier MOOC il nous a semblé tout naturel de partir de l’un des points forts d’Audencia : la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). » Frank Vidal, le directeur général d’Audencia, a lancé le 14 avril un premier MOOC certifiant en anglais – « pour le faire partager à un maximum de personnes » – intitulé Corporate social responsibility (CSR) and value creation. « Nous travaillons maintenant à d’autres sujets différenciant d’Audencia, comme le management des arts ou le design thinking, mais nous ne voulons pas réaliser de MOOCs généralistes sur des points fondamentaux de l’enseignement du management. »

Si pour l’instant Audencia diffuse elle-même son MOOC, elle n’exclut pas de rejoindre plus tard la plateforme FUN ou des plateformes thématiques qui pourraient être créées à l’avenir.

Certifier des cadres en activité

Pendant cinq semaines à raison de deux ou trois heures de cours par semaine, les « apprenants » pourront suivre les conseils de huit experts avec le système Unow et une validation par caméra (solution Procter U) qui donnera lieu à une certification – mais pas à la délivrance d’ECTS – pour 80€.… Lire la suite

Vraie fausse sortie au MESR ?

Mercredi 2 avril 17 h 15 dans la cour du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche rue Descartes. Le temps est beau l’assistance nombreuse pour attendre la passation de pouvoir entre Geneviève Fioraso et Benoît Hamon. Derrière nous la tour du lycée Henri-IV et le Panthéon en travaux. Michel Chevalet lit Le Monde. Tous s’interrogent sur ce que fera Benoît Hamon. « L’enseignement supérieur il s’en fout », entend-on. Toute la rédaction de l’Aef arrive. Jean Loup Salzmann parle à Christian Lerminiaux – les deux conférences sont là mais pas la CGE – Jean Loup Salzmann parle à Jean-Michel Jolion (DGESIP), Alain Fuchs (le président du CNRS) discute avec Christian Lerminiaux.

17 h 30. La voiture de Geneviève Fioraso est rangée devant la sortie. On voit les visages de ceux qui cranent encore, mais savent qu’ils ne seront bientôt plus là, de ceux qui sont là depuis plus de trente ans et seront encore là d’en vingt et enfin ceux des nouveaux, qui ne connaissent encore personne mais sont venus prendre possession des lieux avec leur patron et regardent autour d’eux d’un air de dire « Ici c’est chez nous ».… Lire la suite

L’ESC Rennes va pouvoir recruter des apprentis

Avec HEC, l’ESC Rennes restait la seule grande école de management à ne pas encore recevoir d’apprentis. La faute à une autorisation donnée seulement par la région Bretagne à l’ESC Brest jusqu’ici. La fusion de cette dernière dans FBS ayant libéré des places, l’ESC Rennes pourra recruter 40 étudiants pour les deux années de son programme master à la rentrée 2014. «Nous recevons déjà 70 étudiants en contrat de professionnalisation, à terme ce seront donc 150 de nos étudiants qui seront en alternance », se félicite Olivier Aptel (photo), le directeur général de l’ESC Rennes school of business.

S’il se félicite de l’ouverture sociale que va apporter à son école l’ouverture de sa filière apprentissage, Olivier Aptel sait aussi qu’elle va plutôt être une charge financière : «Aujourd’hui les régions flèchent plus facilement leur aide vers les niveaux IV et V que vers l’enseignement supérieur. Mais notre métier est de tirer tous les leviers pour faciliter l’accès des étudiants».… Lire la suite

Fusions, alliances : les écoles de management à l’heure des choix

Rapprochements, fusions, internationalisation, développement de l’executive education, les écoles de management sont en pleine reconstruction et nous vous proposons cette semaine de lire deux entretiens sur le nouveau modèle qu’elles sont en train de construire : d’un côté Loïck Roche, le directeur de Grenoble EM, évoque une stratégie qui passe d’abord par des alliances multiples, de l’autre Alice Guilhon, la directrice générale de Skema, explique comment sa fusion est aujourd’hui une réussite.

Privilégier les alliances

Grenoble EM a présenté cette semaine un plan de développement ambitieux pour les années 2014-2018 qui vise à faire de l’école «l’une des plus influentes dans le monde, inspirer le monde de l’éducation, les entreprises et, au-delà, la société destiné». Le tout en privilégiant les alliances. «Depuis 1984 nous avons toujours eu le sentiment qu’il fallait s’allier à d’autres si on peut faire mieux et plus vite ensemble», insiste Loïck Roche, pour lequel il s’agit ainsi de «faciliter l’hybridation des savoirs».… Lire la suite

Grenoble EM présente son plan stratégique 2014-2018 : entretien avec Loïck Roche

30 ans après sa création en 1984, Grenoble Ecole de Management est devenue l’une des toutes meilleures écoles de management françaises. Alors que la concurrence entre les business schools du monde entier se fait de plus en plus vive, les écoles de management connaissent d’importants problèmes de financement mais aussi de légitimité. Tout un modèle à renouveler explique son directeur, Loïck Roche, qui a présenté cette semaine son nouveau plan stratégique pour les cinq ans à venir.

ROCHE LOICK (crédit photo Pierre Jayet) web

Olivier Rollot : Ce qui est marquant quand on parle de Grenoble EM c’est sa capacité à créer des alliances. Comment faites-vous pour vous entendre avec autant d’autres institutions d’enseignement supérieur ?

Loïck Roche: Depuis 1984 nous avons toujours eu le sentiment qu’il fallait s’allier à d’autres si on peut faire mieux et plus vite ensemble. Avec Grenoble INP et le CEA, nous faisons partie des membres fondateurs du tout nouveau campus Giant qui voit le jour à Grenoble.… Lire la suite

Des grandes écoles toujours plus ouvertes sur le monde

Tous les deux ans la Conférence des Grandes écoles (CGE) effectue une enquête sur la mobilité internationale dans ses écoles membres. Si dans cette édition, portant sur 2011-2012, les flux sortants restent toujours aussi importants la hausse de plus de 30% des étudiants étrangers qui viennent étudier en France est particulièrement remarquable.

Beaucoup plus d’étudiants étrangers en France

En 2011-2012 ce sont plus de 48000 étudiants étrangers qui sont venus étudier en France, dont 25000 dans les écoles d’ingénieurs et 21000 dans les écoles de management. Dans les deux cas la hausse est fort : +24% chez les ingénieurs et +42% chez les managers.

CGE2013 étudiants étrangers GE

Le plus fort volume (avec 13 000 étudiants) et la plus forte croissance (20 %) concernent les flux en provenance du continent asiatique : les Chinois sont aujourd’hui le plus fort contingent d’étrangers dans les grandes écoles françaises avec 6826 étudiants (ils n’étaient que 2615 en 2007-2008).… Lire la suite

Quels sont les meilleurs masters?

L’Etudiant publie une enquête sur les meilleurs masters université par université. Ce n’est donc pas un palmarès à proprement parler mais une étude de l’offre par région. Pour autant des étoiles (de 1 à 4) sont accordées selon leur sélectivité, la qualité de leur insertion et le suivi de leurs diplômés. Voici les masters qui ont 10 étoiles ou plus :

Les 14 meilleurs masters en droit-économie-gestion :

Réforme de la taxe d’apprentissage et des stages, gestion des diplômés, dons des anciens : entretien avec Anne Zuccarelli, directrice entreprises et carrières de l’Edhec

Directrice Entreprises et Carrières de l’EDHEC Anne Zuccarelli est en première ligne dans plusieurs dossiers cruciaux pour l’avenir financier de son école et notamment la réforme de la taxe d’apprentissage.

Olivier Rollot : Que va changer pour vous la réforme de la taxe d’apprentissage que le gouvernement vient de faire adopter à l’Assemblée?

Anne Zuccarelli: En France les entreprises financent leurs établissements d’enseignement supérieur « cibles » en leur affectant de la taxe d’apprentissage et celle-ci représente aujourd’hui 10% du budget de l’ EDHEC. En faisant en trois ans descendre la part que peuvent nous affecter librement les entreprises de 60% à 42% puis 25% nous allons ainsi perdre 15% de ce qu’elle nous apportait. J’y vois deux problèmes idéologiques. Le premier est de considérer que la taxe d’apprentissage doit aller à 100% à l’apprentissage alors qu’elle avait deux missions quand elle a été instituée : favoriser l’apprentissage d’une part et de l’autre permettre aux établissements d’enseignement supérieur d’investir dans leur pédagogie.… Lire la suite

L’ESC Montpellier, grande école de la diversité: entretien avec Didier Jourdan, directeur général du groupe Sup de Co Montpellier

Il y a maintenant plus de 20 ans que Didier Jourdan, également directeur général du groupe Sup de Co Montpellier depuis 2009, est à la tête de l’ESC Montpellier. Discret dans les médias il nous livre un entretien passion sur une école qu’il veut être celle de la diversité.

Didier Jourdan

Olivier Rollot : L’ESC Montpellier c’est une école qui fait rarement parler d’elle mais a eu d’excellentes places dans les classements cette année : 6ème meilleure école de commerce française selon Challenges et 63ème en Europe selon le Financial Times. Comment analysez-vous ces classements ?

Didier Jourdan: Nos bons rangs s’expliquent d’abord par les critères choisis, moins «académiques» que dans d’autres classements et mettant l’accent sur la diversité et l’apprentissage : nos deux points forts. 30 à 35% de nos élèves ne payent aucun droit de scolarité et la quasi-totalité suivent la dernière année du cursus en apprentissage.… Lire la suite