L’apprentissage en péril ? Le Medef tire la sonnette d’alarme

En 2014, le nombre de nouveaux contrats d’apprentissage dans le secteur privé a diminué de 3,1% après une baisse de 8% en 2013 et le début 2015 (baisse de 6% des nouveaux contrats d’apprentissage conclus en février 2015 par rapport à février 2014) laisse encore présager une mauvaise année. « Cette baisse s’explique d’une part par la conjoncture économique mais aussi par une succession de mesures dissuasives qui vont à contre-courant de l’ambition toujours affichée de parvenir à 500 000 apprentis », dénonce Florence Poivey, présidente de la commission Education-formation-insertion du Medef. Depuis, François Hollande a annoncé lors de son intervention du 19 avril sur Canal+ la création d’ une nouvelle aide pour l’apprentissage ciblant les jeunes en « décrochage scolaire ». Les petites entreprises qui prendront des apprentis mineurs n’auraient ainsi plus de cotisations à verser.

Une baisse tendancielle des entrées annuelles en apprentissage (document Medef, source Dares)
Une baisse tendancielle des entrées annuelles en apprentissage (document Medef, source Dares)

Ces entreprises qui hésitent de plus en plus à employer des apprentis ont pourtant une bonne image de l’apprentissage selon un sondage Ipsos renoncent ainsi à les embaucher.… Lire la suite

Comment les effectifs de l’enseignement supérieur vont évoluer de 2014 à 2023

Dans une note intitulée Projections des effectifs dans l’enseignement supérieur pour les rentrées de 2014 à 2023, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche évalue la croissance des effectifs étudiants à 9% entre 2013 et 2023. En 2023, très précisément 2 649 600 étudiants seraient ainsi inscrits dans l’enseignement supérieur français, soit 219 700 de plus qu’en 2013.

L’arrivée de classes d’âge nombreuses

Entre 2013 et 2023, le nombre de bacheliers serait en forte augmentation : + 28 500, soit +6,9% pour les bacs généraux, + 7 600, soit + 6,1%, pour les bacs technologiques et même 22,4% pour les bacheliers professionnels. Une hausse, essentiellement concentrée en 2017, 2018 et 2023, qui résulte de l’arrivée au baccalauréat des classes d’âge particulièrement nombreuses nées en 2000 et 2001 puis en 2006.

Les nouveaux inscrits

En 2023, le nombre de nouveaux entrants à l’université (hors IUT) devrait être supérieur de 5,7% à celui de la rentrée 2013.… Lire la suite

Le « savoir relier » ou le secret du leadership

Valérie Gauthier a longtemps dirigé le MBA d’HEC où elle a su utiliser ses doubles compétences de psychologue (licence à paris V) et de management (Stanford Executive Programme). Aujourd’hui elle les réunit dans un ouvrage d’abord écrit et publié en anglais puis en français sous le titre Le savoir-relier : vers un leadership intuitif et relationnel. « Quand on travaille on entend d’abord ce qu’on a envie d’entendre. Si on veut comprendre l’autre, il faut d’abord faire un gros travail sur soi-même ! », explique-t-elle devant une assemblée d’anciens HEC dont beaucoup l’ont eu comme enseignante et voulaient absolument la revoir – « C’est sans doute la professeur la plus charismatique » – alors qu’elle-même confesse une grande timidité : « Dans l’absolu on analyse la timidité comme un handicap pour devenir manager mais en fait la timidité est souvent le pendant d’une excellente écoute, point forcément positif pour manager des équipes ».… Lire la suite

« La transdisciplinarité c’est l’université du XXIème siècle ! » : Olivier Laboux présente le projet d’Idex de l’Université Bretagne Loire

C’est en 2010, dans le cadre de ce qu’on a appelé le « Grand emprunt » puis les Investissements d’avenir (PIA) qu’ont été lancées les initiatives d’excellence (Idex). En 2012, huit projets ont été couronnés. En 2015 de nouveaux projets concourent pour recevoir des dotations. Président de l’université de Nantes, Olivier Laboux nous présente celui auquel il participe, La transdisciplinarité au service de la société, qui sera examiné le 20 avril par un jury international, mais évoque aussi son université et la Comue (communauté d’universités et d’établissements) Université Bretagne Loire (UBL).

Olivier Laboux

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Dans quel but ont été lancées les initiatives d’excellence ?

Olivier Laboux : L’idée des Investissements d’Avenir est de concentrer les moyens là où il y a le plus d’ambition. C’est ainsi que les initiatives d’excellence ont donc été lancées pour faire naître des universités de rang mondial à certains endroits. Lors de la « première vague » du PIA1 notre région s’est vue attribuer notamment un institut de recherche technologique (IRT) et plusieurs laboratoires d’excellence (Labex).… Lire la suite

Masters : qui sont les meilleurs selon l’Etudiant ?

Pour la deuxième année l’Etudiant publie une étudecomplète et objective sur la qualité des masters universitaires dans trois catégories sous trois critères (sélectivité, qualité de l’insertion et suivi des diplômés) évalués de 1 à 4 étoiles.

Dans ce cadre, la palme (les 12 étoiles) revient, en droit et économie-gestion, aux M2 comptabilité, contrôle, audit (CCA) de l’École de management de La Sorbonne), aux M2 contrôle, audit et M2 marketing et pratiques commerciales de l’IAE Paris, au M2 management transfrontalier  de l’Université de Strasbourg, aux M2 droit et gestion des entreprises agricoles et agroalimentaires et M2 ingénierie et gestion des systèmes d’information de l’Université Toulouse 1 Capitole et enfin au  M2 management stratégique de l’IAE Toulouse.

Nettement moins de masters atteignent les douze étoiles en sciences et aucun en arts, lettres et sciences humaines. En sciences n’atteignent ainsi le classement le plus élevés que le M2 nutrition, qualité, santé de l’UPMC et le M2 système d’information de l’entreprise étendue : audit et conseil de Paris Dauphine.… Lire la suite

« Le Cnam est non seulement l’acteur dominant de la formation continue publique mais aussi l’un des principaux tous acteurs confondus »: Olivier Faron (Cnam)

Le Cnam forme chaque année 80 000 auditeurs en formation continue dans quasiment toutes les disciplines universitaires, de la mécanique au commerce international en passant par les nouvelles technologies ou même la criminologie. Fondé il y a plus de 220 ans sous la Révolution française, le Conservatoire national des arts et métiers n’en est pas moins novateur avec, par exemple, le lancement récent de cours en ligne gratuits ouverts à tous, les fameux MOOCs, parmi les plus populaires. Son administrateur général, Olivier Faron, nous trace le portrait d’une maison dont le rôle est plus que jamais essentiel avec la réforme récente de la formation continue.

Olivier Faron
Olivier Faron (photo Cnam)

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Les dispositifs de formation continue viennent d’être réformés et une mission confiée à François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise, pour conforter sa place dans les universités. En tant que premier acteur public de la formation continue, quel regard portez-vous sur son développement en France et la place qui occupe le Cnam.Lire la suite

1,5 million d’étudiants à l’université

La DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) publie une note qui indique que la barre des 1,5 millions d’étudiants a été franchie dans les universités françaises : en 2013-2014, ils étaient très exactement 1 506 600 contre 1 468 300 en 2012-2013. Les effectifs sont en hausse en licence (+ 2,5%) et en master (+ 3,0%), mais diminuent en  doctorat (-1,2%).

Les nouveaux entrants

Le nombre de nouveaux bacheliers s’inscrivant à l’université est en forte hausse (+4,5%). Et atteint même 7,6% dans les disciplines de santé. Les bacheliers généraux sont plus nombreux dans les disciplines générales (+7,0%) alors que le nombre de nouveaux bacheliers technologiques augmente fortement en IUT (+13,5%) et que les bacheliers professionnels  se dirigent légèrement moins  vers l’université. Avec ces hausses, le taux de poursuite des bacheliers à l’université (y compris IUT), qui avait atteint un maximum de 48,5% en 2003 et qui avait perdu 1,7 point en 2013-2014 (39,4%) augmente à nouveau en 2013-2014 de 3,2 points et atteint les 42,6%.… Lire la suite

« Toutes les prépas sont concurrencées »: Michel Bouchaud, président de l’APLCPGE

Président de l’Association des proviseurs de lycées ayant des classes préparatoires aux grandes écoles (APLCPGE), proviseur du prestigieux lycée Louis-Le-Grand, Michel Bouchaud connaît les classes préparatoire mieux qui quiconque. Son regard sur un univers d’excellence qui se rapproche aujourd’hui des universités avec la signature de conventions dont le retard témoigne de tensions persistantes.

Michel Bouchaud

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Comment se portent les classes prépas aujourdhui ? On a le sentiment que les critiques contre elles se sont tues après quelques années où elles furent parfois virulentes.

Michel Bouchaud : On continue d’observer sur admission-postbac un appétit pour les classes préparatoires qui ne se dément pas chez les élèves. Qu’on le veuille ou non le passage dans l’enseignement supérieur suppose une transition que font très bien les classes prépas ; ce que comprennent bien d’excellents élèves, mais pas seulement eux.… Lire la suite

« Nous nous nous positionnons sur les enjeux sociétaux mondiaux »: Pierre Koch, président de l’UTT

Une université de technologie ce n’est pas une école d’ingénieurs comme les autres : au-delà de la formation, elle doit également être impliquée dans le tissu industriel local, notamment avec ses laboratoires de recherche. Créée en 1994, l’université de technologie de Troyes (UTT) ne déroge pas à la règle tout en recrutant à 92% en dehors de son territoire comme nous l’explique son directeur, Pierre Koch.

Pierre KochOlivier Rollot (@O_Rollot) : Vous êtes arrivé à la rentrée dernière à la tête de l’UTT. Quelle sont vos priorités aujourd’hui après un peu plus de six mois de mandat?

Pierre Koch : Nous sommes en train de revoir de fond en comble le plan stratégique de l’université pour prendre en compte de nombreux bouleversements qui vont de la baisse des financements à l’installation dans la Comue (communauté d’universités et d’établissements) en passant par la création d’une grande région qui va nous amener à entrer en concurrence avec de nouveaux établissements.… Lire la suite

« Les écoles n’ont pas d’autre choix que de trouver de l’argent ou disparaître ! »: Loïck Roche, président du Chapitre des écoles de management

Directeur général de Grenoble EM, président du Chapitre des écoles de management au sein de la Conférence des Grandes écoles (CGE), Loïck Roche s’est déclaré candidat à la à un poste d’administrateur et, au-delà, à un poste de vice-président de la CGE sur son blog pour défendre des « grandes écoles en état d’urgence ». Le coup de gueule d’un directeur qui refuse que les grandes écoles soient constamment attaquées.

Loïck Roche (Photo Pierre Jayet)Olivier Rollot (@O_Rollot) : Vous parlez d’« état d’urgence » pour les grandes écoles. La situation est donc si grave aujourd’hui ?

Loïck Roche : Nous faisons le constat d’un danger grave et avéré. Les zones de force des grandes écoles sont constamment attaquées. Comme le littoral, s’il n’est pas endigué, il ne peut que finir par céder un jour sous les assauts de la marée. Déjà les « plus petites parmi les grandes écoles », se fissurent. D’autres trembleront bientôt sur leurs fondations.… Lire la suite