Face à la montée du chômage, quel sort pour les jeunes diplômés?

Après trois années très difficiles dont le Céreq se fait l’écho, le front de l’emploi des jeunes connaîtrait-il une embellie? C’est en tous cas l’analyse de TNS Sofres concernant des étudiants des grandes écoles qui, du côté du management, ont été touchés comme tous les étudiants par la crise ces dernières années. Ceux qui sont effectué un séjour Erasmus semblent en tout cas s’en sortir mieux que les autres selon la Commission européenne

Des étudiants de grandes écoles plus confiants en 2014

L’édition 2014 du Baromètre annuel Grandes Écoles de TNS Sofres indique que la confiance en la capacité à trouver un emploi se stabilise chez les ingénieurs et connait une très légère remontée en commerce après la « panique » de 2013. Depuis 2011, la courbe de confiance des étudiants sur la perspective d’une première embauche accusait en effet une chute vertigineuse, jusqu’à atteindre l’an passé le « niveau de pessimisme le plus élevé depuis plus de 20 ans en écoles de commerce ».… Lire la suite

Hesam a-t-il encore un avenir ?

Lors de sa conférence de presse de rentrée du 23 septembre  (photo), Philippe Boutry, le président de Paris I, principale composante du PRES (et pas encore Comue) Hesam n’y est pas allé par quatre chemins pour stigmatiser « l’irresponsabilité » des quatre écoles (EHESS-École des hautes études en sciences sociales, EPHE-École pratique des hautes étude, EFEO-École française d’Extrême Orient et FMSH-Fondation maison des sciences de l’Homme) qui ont brusquement décidé de quitter le PRES Hesam le 18 septembre, jour où devait (enfin) être voté les statuts de la Comue. L’École des Chartes annonçait vouloir suivre ce mouvement et on soupçonne l’ENA d’être dans les mêmes dispositions. « Nous continuons à dix mais nous ne sommes pas fermés à l’accueil de nouveaux membres », explique encore Philippe Boutry, qui exclut pour autant tout rapprochement avec ses voisins de Paris II toujours orphelins de Comue.

La question de l’avenir même de la Comue Hesam est maintenant clairement posée alors que l’obtention d’un Idex paraît totalement compromise faute d’une gouvernance stable.… Lire la suite

Alertes sur l’enseignement supérieur !

C’est ce qu’on appelle un dialogue de sourd. D’un côté, lors de sa conférence de presse de rentrée en compagnie de Geneviève Fioraso, Najat Vallaud-Belkacem se félicite que « dans un budget contraint, l’enseignement supérieur et la recherche voit son budget préservé », de l’autre universités et grandes écoles tirent la sonnette d’alarme sur leurs moyens. Dans un entretien au Monde, Bernard Ramanantsoa, le directeur général HEC, estime ainsi qu’un « important investissement dans l’enseignement supérieur est essentiel si la France veut faire partie des pays qui produisent le savoir, et en tirent leur compétitivité ».

Sur les budgets des universités

La Conférence des présidents d’université (CPU) a été la première à tirer la sonnette d’alarme : « Les premiers éléments disponibles concernant le projet de loi de finance 2015 font apparaître des prévisions de dépenses obligatoires des établissements nettement supérieures aux perspectives de recettes nouvelles venant de l’État, l’écart minimum estimé étant de l’ordre de 200 millions d’euros ».… Lire la suite

« Comment je vais faire de Kedge une réussite collective » : Thomas Froehlicher, directeur général et doyen de Kedge business school

Devenu début septembre le directeur général de Kedge Business School, l’école née en 2013 du rapprochement d’Euromed Marseille et BEM Bordeaux, Thomas Froehlicher est l’homme qui doit réussir la fusion que son prédécesseur, Bernard Belletante (aujourd’hui directeur de l’EM Lyon) avait initiée. Un challenge qui ne fait pas peur à un homme qui a auparavant dirigé l’ICN et était jusqu’ici à la tête d’HEC-ULg à Liège, une business school belge elle-même née d’une fusion.

Thomas Froehlicher

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Vous n’êtes pas trop inquiet devant l’ampleur de la tâche qui vous attend à Kedge : fusion à finaliser, directeur charismatique à remplacer, personnels à rassurer, etc. ?

Thomas Froehlicher : J’arrive à Kedge avec de grandes ambitions et avec le sentiment qu’il fallait aujourd’hui un profil extérieur pour faire avancer la fusion. Je suis face à des personnels qui ont vécu une année difficile avec le départ de Bernard Belletante.… Lire la suite

Ponts ParisTech, une grande école en pleine mutation : entretien avec Armel de la Bourdonnaye, son directeur

L’École des Ponts ParisTech fait partie du club restreint des « très » grandes écoles d’ingénieurs, ces Polytechnique, Mines, Centrale Paris qui offrent à leurs diplômés de premiers salaires annuels supérieurs à 40 000€ par an. Son directeur, Armel de la Bourdonnaye, nous explique comment son école va évoluer dans les années à venir avec la montée en puissance de nouveaux métiers et la volonté de former autrement les étudiants.

Armel de la Bourdonnaye (© F. Le Moing École des Ponts ParisTech)

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Parmi les écoles du « haut du panier » dont vous faites partie qu’est-ce qui caractérise les Ponts ?

Armel de la Bourdonnaye : Un ingénieur des Ponts c’est d’abord un ingénieur qui doit avoir un rapport fort à la science au sens large, les sciences dites « dures » comme les sciences sociales et l’économie. L’objet technique ne peut pas se penser sans qu’on définisse son rôle dans la société. L’ingénieur des Ponts pense aux usagers, aux élus, à l’aménagement comme à l’organisation sociale.… Lire la suite

Les universités qui font le mieux réussir leurs étudiants

Après l’AEF c’est au tour d’EducPros ne produire son classement des universités qui font le mieux réussir leurs étudiants en licence. En données brutes c’est à l’UPMC que les étudiants passent le plus facilement en L2 (60,6%) devant Angers (57%) et Lyon II (54,4%). A l’inverse, ils ne sont que 19,4% à passer en deuxième année à La Réunion.

Si on regarde du côté de la valeur ajoutée en 3 ans (c’est-à-dire du taux de réussite réel par rapport au taux « attendu » compte tenu de la catégorie socio-professionnelle des étudiants) c’est l’université d’Auvergne qui emporte la palme (valeur ajoutée de 18,7) devant Angers et La Rochelle. L’UPMC subit une moins-value de dix et c’est Lille 1 qui fait figure de plus mauvais élève avec -13. Cette plus-value connaît de très importantes fluctuations puisqu’en 1 an l’université de Corse a gagné 12,6 points quand Lille 1 en perdait 13.

Mais l’indicateur est surtout contesté.… Lire la suite

Financial Times : les business schools françaises toujours au top

Essec qui rit, ESCP Europe qui pleure, si la domination de l’université de Saint-Gallen (photo) n’a pas été remise en cause dans l’édition 2014 du Classement des masters en management qu’a publié lundi 15 septembre le Financial Times, il y a beaucoup de mouvement derrière avec des écoles françaises qui continuent à dominer très largement mais connaissent des sorts contrastés. Mais ce sont les écoles britanniques et belges qui souffrent le plus comme en atteste l’article du Financial Times, Mauvais temps pour les business schools au Royaume-Uni en en Belgique, qui pointe que sept des onze business schools britanniques (et trois des belges) classées sont en baisse.

Au total, les business schools françaises retrouvent un classement qui ressemble plus à la hiérarchie qu’on leur connaît traditionnellement en France avec HEC qui remonte à la 2ème place européenne (deux places gagnées) mais surtout l’Essec qui la talonne et gagne pas moins de cinq places (l’effet Jean-Michel Blanquer ?) alors que l’ESCP Europe repasse derrière en perdant cinq places (7ème) après avoir été première en 2010.… Lire la suite

« L’enseignement supérieur privé a-t-il encore le droit d’exister? » : Philippe Grassaud (FNEP)

La Fédération nationale de l’enseignement privé (FNEP) regroupe 300 écoles, plus de 90 000 étudiants et 65 000 salariés. Vice-président chargé de la formation professionnelle au sein de la FNEP et président du groupe Eduservices (Pigier, Iscom, Tunon, Ipac etc.), Philippe Grassaud revient sur les débats qui touchent aujourd’hui la question de la taxe d’apprentissage.

Philippe Grassaud Olivier Rollot (@O_Rollot) : L’enseignement privé, notamment à but lucratif, se sent aujourd’hui stigmatisé par différentes mesures gouvernementales. Vous protestez en particulier aujourd’hui contre l’affectation exclusive de la taxe d’apprentissage aux établissements à but non lucratif tel que le prévoit la récente loi sur l’enseignement professionnel.

Philippe Grassaud : La question est aujourd’hui de savoir si l’entrepreneuriat a ou non un rôle à jouer aujourd’hui dans l’enseignement professionnel. Quand un gouvernement exclut, tout un pan de l’investissement réalisé dans ce secteur par le privé depuis les lois de 1971, c’est un coup extrêmement dur, une perte de savoir-faire et de connaissances des besoins du monde professionnel.… Lire la suite

L’année des logos

En quelques mois on a vu fleurir les nouveaux logos (École polytechnique, Grenoble EM, université de Bordeaux, IAE France etc.) au fronton des établissements d’enseignement supérieur à un rythme inégalé. Des créations qui en annoncent beaucoup d’autres en cette année de fusions et de créations de Comue.

Un message à faire passer

Un logo ce n’est pas qu’une image, c’est aussi l’occasion de délivrer des messages et, pour les IAE, de changer même de nom en devenant des « écoles universitaires de management ». « L’enquête que nous avons menée l’année dernière nous avait prouvé que la mention IAE était importante pour nos entreprises partenaires comme nos anciens », commente Jérôme Rive, le président d’IAE France. Il a donc été décidé de garder le même nom générique tout en le stylisant et en adoptant une nouvelle définition dans le logo. « En choisissant le violet nous avons voulu montrer notre différence mais aussi nous singulariser dans les salons où tous les logos concurrents sont partagés entre le rouge et le bleu », confie Édouard Gassin dont l’agence Campus Communication a réalisé la nouvelle identité visuelle en compagnie du designer Gérard Caron.… Lire la suite

« Les universités ont tout intérêt à mutualiser leurs moyens »: Stéphane Athanase, directeur de l’Agence de mutualisation des universités

Il faut mutualiser ! Ce message, l’Agence de mutualisation des universités (Amue) le porte depuis 1992 et son directeur, Stéphane Athanase, est là pour le répéter : à l’heure où les universités sont autonomes elles ont plus que jamais besoin d’outils informatiques performants que son agence est à même de leur proposer. Entretien.

Stéphane Athanase (Amue)

Olivier Rollot (@O_Rollot): L’Agence de mutualisation des universités a un peu plus de 20 ans mais est une inconnue du grand public. Pouvez-vous nous dire en quelques phrases quelles sont vos grandes missions ?

Stéphane Athanase : Notre mission est de concevoir les différents systèmes d’information – finances, ressources humaines ou encore scolarité/vie étudiante, recherche – des universités en mutualisant les coûts. Mais nous ne sommes pas pour autant une société de services informatiques : nous confions jusqu’à présent la réalisation à des éditeurs et intégrateurs privés. Nous travaillons également à la conduite du changement et avons mis en place de nombreuses formations : on ne peut pas proposer des systèmes d’information sans les solutions d’accompagnement qui vont avec et sans former les personnels.… Lire la suite