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« SKEMA a été l’une des premières business schools, si ce n’est la première, à développ...

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« SKEMA a été l’une des premières business schools, si ce n’est la première, à développ...

15/04/2016

Avec une augmentation de plus de 6% de ses candidatures d’élèves de prépas cette année, SKEMA Business School caracole largement en tête des écoles de management qui ont progressé en 2016 dans le cadre du concours BCE. Un résultat qui conforte une stratégie multi-campus, multiprogrammes fondée également sur des accords avec d’autres acteurs de premier plan dans leur domaine comme son alliance récente avec Ferrières dans l’hôtellerie et le luxe. Directeur des programmes de SKEMA, Patrice Houdayer revient sur une stratégie gagnante.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : On parle souvent de SKEMA Business School comme d’une école multi-campus mais vous signez également des accords de partenariat comme, tout récemment, avecFerrières, l’« école de l’excellence à la française » qui a vu le jour à la rentrée dernière près de Paris. Qu’attendez-vous de cet accord ?

Patrice Houdayer : Nous dispensons depuis plusieurs années un MSc in International Hospitality Management sur notre campus de Sophia Antipolis. Un diplôme qui fonctionne très bien et attire beaucoup d’étudiants internationaux depuis sa création. L’accord avec Ferrières se situe dans notre volonté de construire des parcours d’excellence en compagnie de partenaires qui possèdent une compétence spécifique et peuvent donner à nos étudiants une expérience exceptionnelle. En France comme dans les quatre continents où nous sommes présents il n’y avait qu’une demi-douzaine de partenaires potentiels dont Ferrières. Dans son positionnement comme dans son ambition, Ferrières est en cohérence avec ce que nous voulons faire. De plus elle est portée par une entreprise de l’industrie hôtelière et cela résonne avec notre propre vision pour ce programme.

Ensemble nous ouvrons donc à la rentrée un parcours commun au sein du site exceptionnel qu’est le château de Ferrières. Nous allons d’abord organiser des séminaires en commun cette année puis implanter le MSc in International Hospitality Management à Paris en 2017. Paris est une ville de référence pour les métiers auxquels les futurs diplômés se destinent et ce partenariat avec Ferrières nous permettra d’offrir un parcours emblématique.

O. R : Quand on pense à SKEMA on pense d’abord à vos campus délocalisés en Chine (Suzhou), Etats-Unis (Raleigh) et depuis la rentrée au Brésil (Belo Horizonte). Que vous permettent-ils de réaliser ?

P. H : SKEMA a été l’une des premières business school, si ce n’est la première, à développer une stratégie globale. Pour construire les parcours d’études de nos étudiants, nous réfléchissons d’abord en fonction des compétences de notre corps professoral et des spécificités de nos six implantations géographiques. Les trois campus internationaux que vous signalez et, bien sûr, Lille, Nice et Paris en France. Ainsi nos étudiants peuvent partir une année pleine ou deux semestres dans un environnement homogène. Notre MSc in International Business est par exemple proposé aussi bien à Suzhou, qu’à Sophia Antipolis, Raleigh et Belo Horizonte.

O. R : Un modèle qui séduit avec une progression de plus de 6% de ses candidatures d’élèves de prépas cette année. Qu’est-ce que vos étudiants du programme grande école viennent d’abord chercher à SKEMA ?

P. H : Une dimension internationale maîtrisée qui leur permet d’obtenir des doubles diplômes en France et à l’international avec une maîtrise complète de la maquette pédagogique, que ce soit sur l’un des campus de l’école mais aussi de partenaires s’ils le souhaitent. En tout 35% de nos étudiants sont recrutés dans le monde entier et représentent ainsi près de 110 nationalités. D’autres viennent de nos universités partenaires ce qui nous permet d’accroitre la diversité des profils sur tous nos campus. Ainsi, 50 nationalités différentes sont présentes sur notre campus de Suzhou. Nos étudiants partent en moyenne 18 mois à l’étranger pendant leur cursus et 90% suivent une année de césure. Pour réussir à comprendre l’autre, notre modèle multi-campus est un vrai plus par rapport à tout ce qui est proposé ailleurs. Développer des campus à l’international c’est long et couteux car il faut mettre en œuvre des mécanismes qui assurent que la qualité est la même partout !

Ce modèle nous le confortons par des MOOC, comme celui consacré à la globalisation, qui mettent en contact plusieurs fois dans l’année les étudiants de tous nos campus dans le monde. Ensemble, par équipes qui travaillent chacune sur des fuseaux horaires différents (Chine, Europe, Brésil et côte est des Etats-Unis) mais sur un projet global, ils se préparent à devenir de futurs managers globaux. Le tout avec des professeurs recrutés dans le monde entier. 16 nouveaux professeurs doivent arriver cette année, ce qui portera leur nombre à 170.

O. R : Et la dimension entrepreneuriale ?

P. H : La dimension entrepreneuriale est importante et nous possédons des incubateurs d’entreprises sur chacun de nos sites dans le monde. Nous proposons aussi un MSc in Entrepreneurship & Innovation sur nos campus de Sophia Antipolis et Suzhou. Il va d’ailleurs se développer sur d’autres de nos campus très rapidement. Ce programme, comme tous les autres MSc, est ouvert aux étudiants de dernière année du programme grande école. Nous proposons également 400 places en apprentissage sur nos trois campus en France ce qui permet à certains d’intégrer des start-ups.

O. R : SKEMA conduit beaucoup d’accords de partenariat à l’étranger en plus de ses campus ?
P. H : Nous avons près de 100 accords internationaux. Récemment nous avons par exemple conclu un nouvel accord de double diplôme avec l’Université des sciences et technologies de Chine (USTC), l’une des neuf plus prestigieuses du pays, qui possède une implantation près de notre campus de Suzhou.
Dans ce cadre, nos étudiants peuvent obtenir, en plus de leur diplôme SKEMA, un diplôme d’ingénieur de l’USTC. Bien sur cela demande un an de plus pour se mettre à niveau dans toutes les matières scientifiques mais c’est tout à fait possible pour nos étudiants pour peu qu’ils aient un très bon niveau en maths. Nous travaillons d’ailleurs sur le même type d’accord en France.

O. R : Vous formez également des ingénieurs managers depuis longtemps.

P. H : Nous avons même été des pionniers avec la création, il y a plus de quinze ans, du programme Iteem avec l’Ecole Centrale de Lille. C’est dans l’ADN de SKEMA de former à la diversité culturelle et disciplinaire.

O. R : Dans le programme grande école, les spécialisations interviennent à quel moment du cursus ?

P. H : Nos étudiants se spécialisent peu à peu, essentiellement au cours de la dernière année du programme, avec des spécialités qui ont la particularité d’être à 95% enseignées en anglais. On peut également opter pour des doubles compétences que nous proposons, que ce soit avec Sciences Po Aix ou encore avec l’Université du Littoral Côte d’Opale pour se former en deux ans au droit des affaires. Chaque année, près d’une douzaine élèves réussit ainsi l’examen du Barreau afin de devenir avocats.

O. R : Comment fait-on quand on est étudiant pour choisir entre tous ces parcours ? On doit s’y perdre un peu ?

P. H : Ce que nous donnons à nos étudiants au départ c’est la certitude de pouvoir aller loin dans toutes les disciplines. Ensuite on les accompagne dans leur choix avec toujours en ligne de mire qu’on ne peut pas tout enseigner très bien partout. A titre d’exemple, nos équipes de recherche en management de projet sont à Lille et c’est là qu’il faut aller si on veut s’y spécialiser. Notre volonté de spécialiser nos différents campus nous permet d’offrir ce que l’on fait de mieux dans chaque champ disciplinaire en cohérence avec notre écosystème.

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